Au total, 82 % des Français interrogés estiment la politique du logement inefficace, notamment en rapport avec l'argent dépensé.Plus de 8 Français sur 10 jugent la politique du logement et l’argent dépensé pour celle-ci comme inefficace, dans un sondage de l’Ifop pour Acteurs publics.
Sondés par l’Ifop pour Acteurs publics, les Français, quel que soit leur niveau socioculturel et leur région ou ville, estiment à 82 % que l’argent dépensé pour la politique du logement est inefficace en France. Seul 1 % des sondés la jugent efficace et 17 % plutôt efficace.
Unique réel clivage relevé par ce sondage sur cette question : le clivage politique. Les résultats varient fortement selon la proximité politique du sondé mais sans jamais atteindre une majorité de jugements positifs : les sympathisants de gauche sont moins sévères, jugeant à 26 % la politique du logement efficace, contre seulement 12 % pour les partisans de la droite. La tranche d’âge entre 25 et 34 ans est la plus sévère vis-à-vis de cette inefficace politique du logement.
Alors qu'une première loi de mobilisation pour le logement social a été adoptée fin 2012 et en attendant une deuxième loi-cadre sur le logement et l'urbanisme d'ici l'été, le principal reproche des personnes interrogées porte sur l’incapacité à aider les publics qui en ont le plus besoin, puisque seules 20 % estiment que la politique du logement répond à cet objectif « social ». Les populations les plus précaires étant là les plus sévères.
Que supprimer pour soulager les finances publiques ?
Interrogés sur les économies envisageables dans le budget de la politique du logement, les Français citent à 42 % la suppression des avantages fiscaux pour l’investissement locatif, puis viennent ensuite pêle-mêle des mesures pourtant moins polémiques comme la suppression du PTZ+, la fin des subventions pour la construction des logements sociaux à 17 %, la fin de la TVA réduite dans le bâtiment à 14 % et enfin, la fin des aides personnalisées au logement à 10 %. Là encore, le clivage est politique, les partisans de la gauche évoquant davantage un « alourdissement de la fiscalité » avec la fin des soutiens à l’investissement locatif et dans une moindre mesure l’alourdissement de la TVA dans le bâtiment que les sympathisants de droite qui évoque en 2ème position, à 24 %, la disparition des subventions à la construction des logements sociaux contre 8 % seulement parmi ceux de gauche.
Méthodologie
Sondage réalisé du 15 au 17 janvier 2013 par l’Ifop auprès de 1 002 personnes représentatives de la population française, selon la méthode des quotas, pour le compte d’Acteurs publics.
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