Conseils pratiques
Trouver le bon terrain à bâtir
Edition du 04/11/2011
Obtenir un bon terrain à bâtir, c’est le premier pas vers la parfaite concrétisation du projet de construction de la maison de ses rêves. Les pièges à éviter sont pourtant nombreux. Tour d’horizon des éléments à vérifier avant d’acheter son terrain à bâtir.
Un bon terrain à bâtir, ce sont des fondations solides pour construire sereinement par la suite sa maison. Première étape essentielle dans le choix de cette parcelle à bâtir : repérer les alentours de ce terrain dit isolé.
Un environnement fiable
Comme pour tout achat immobilier, le choix d’un terrain à bâtir doit entraîner plusieurs réflexes en dehors du terrain :
- repérer les voies de circulation et les facilités d’accès au terrain
- situer la proximité des commerces et des établissements scolaires
- s’inquiéter de la présence de végétaux aux abords de la parcelle
- demander les contraintes architecturales et administratives de la commune. En vérifiant le PLU, le Plan Local d’Urbanisme, l’acquéreur pourra s’assurer des projets d’urbanisme des années à venir aux alentours de la maison neuve.
Attention aux possibles zones ABF concernées par les bâtiments de France, soit dans un rayon de 500 mètres à vol d'oiseau d'un monument ou site classés. Les Architectes des Bâtiments de France pourraient alors faire modifier les plans de la maison.
Conseil : il faut d’abord choisir le terrain, puis faire réaliser les plans de la maison neuve pour mieux s’adapter aux contraintes des lieux. Un ordre à respecter d’autant plus si vous souhaitez réaliser une maison écologique.
Un terrain sûr grâce à l’étude des sols
Pour l’achat d’un terrain dit isolé, une étude des sols s’impose afin d’éviter des contraintes financières supplémentaires lors de la construction.
Le professionnel, géotechnicien, fournit les caractéristiques mécaniques du terrain à bâtir dans trois secteurs : le type de sol, la résistance du sol et l’éventuelle présence d’eau. Une fois ces caractéristiques déterminées, les plans d’architecte peuvent prévoir les éventuels tassements du terrain et évaluer en fonction la profondeur, la nature des fondations et le dallage à prévoir.
Conseil : en cas de doute, ne pas hésiter à payer une étude plus approfondie et pourquoi ne pas faire appel à deux spécialistes différents pour confronter leurs avis. Une mauvaise évaluation des sols peut avoir des conséquences des années après la construction lors d’une période de sécheresse ou de gel intense.
Attention aux contraintes mésestimées
Après le sous-sol, il faut aussi observer et quantifier les contraintes en surface du terrain à bâtir :
- s’assurer de la constructibilité du terrain grâce au certificat d’urbanisme délivré par la mairie. Cet acte administratif indique l'état des règles d'urbanisme applicables pour un terrain donné comme les éventuelles servitudes, les règles architecturales de la parcelle, la densité de construction autorisée...
- faire effectuer le bornage du terrain s’il n’est pas fourni par le vendeur par un géomètre-expert, c’est-à-dire fixer définitivement la limite séparative du terrain avec les parcelles alentours.
- repérer l’exposition, la pente et le relief du terrain qui peuvent avoir une incidence sur le coût de construction. Compter 10 à 20 % supplémentaires en cas de terrain pentu. Une mauvaise exposition et ce sont tous les bénéfices des pièces à vivre ou d’une terrasse côté soleil qui disparaissent.
- vérifier la proximité des réseaux pour estimer le coût de raccordement aux réseaux (électricité, eau, téléphone…).
Attention notamment au coût des installations d’un assainissement individuel, genre fosse-sceptique, si le tout à l’égout n’est pas à proximité.
Une fois toutes ces étapes franchies, l'étape suivante consiste à trouver le bon constructeur.

Plus simple mais plus cher : le terrain loti
Le terrain loti ou terrain à bâtir en lotissement offre davantage de garanties grâce à la présence du lotisseur qui assure la constructibilité du terrain. Si le terrain est déjà viabilisé par le lotisseur, il est également plus cher. Une taxe supplémentaire, intitulée participation aux voies et réseaux est souvent demandée aux acquéreurs d’une parcelle à bâtir dans un lotissement.
En revanche,
- le raccordement aux réseaux est déjà prévu puisque les terrains sont déjà viabilisés.
- les parcelles s’adaptent en général à toutes les conceptions de maisons.
Attention tout de même aux règles de copropriétés et autres règles architecturales parfois très strictes dans un lotissement. C’est pour cela que bon nombre de maisons dans un lotissement sont quasi-identiques. On va jusqu’aux couleurs des peintures extérieures et des volets qui peuvent être réglementées.
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