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Immobilier neuf en Languedoc-Roussillon : 7 constats pour une réalité

projet immobilier neuf Nîmes
Pour contrer les effets de la métropolisation, les villes secondaires du Languedoc-Roussillon, comme Nîmes, pourrait tirer leur épingle du jeu. © Stocklib

Tags : Immobilier neuf Montpellier, immobilier neuf Languedoc-Roussillon, FPI


Les effets de la métropolisation se confirment pour l’immobilier neuf à Montpellier et dans l’ex Languedoc-Roussillon, entraînant une diminution des ventes de logements neufs en 2018 et qui se poursuit en 2019. Explications.

7 constats pour une réalité : la baisse des ventes de logements neufs, voilà le bilan dressé par la FPI, Fédération des Promoteurs Immobiliers en Occitanie Méditerranée, c’est-à-dire dans l’ex Languedoc-Roussillon, pour l’immobilier neuf à Montpellier et sa région.
Alors que les Français désirent acquérir un logement : 76 % des Français veulent acheter plutôt que louer leur résidence principale, selon un récent sondage OpinionWay pour Artémis Courtage, les difficultés pour y parvenir sont bien présentes en Languedoc-Roussillon avec un réel phénomène de métropolisation. La métropole attire toujours plus d’activités économiques, ce qui créent des emplois pour de nouveaux habitants toujours plus nombreux.

9 300 nouveaux habitants à loger à Montpellier chaque année


L’aire urbaine de Montpellier avec plus de 600 000 habitants, gagne près de 9 300 habitants par an : + 1,6 %, dont 6 900 dans l’agglomération et 3 400 dans la ville-centre. Les deux autres grandes aires urbaines de la région, Perpignan et Nîmes, bénéficient aussi d’une forte croissance : + 1,1 % et + 0,9 %. Il faut donc loger ces nouvelles populations. D’où un PLH montpelliérain qui s’est fixé comme objectif de construire entre 5 000 et 5 400 logements neufs par an jusqu’en 2024. Encore faut-il pouvoir y parvenir.
Troisième constat qui découle de cette métropolisation : les prix de vente du foncier ne cessent d’augmenter. Une augmentation du prix des terrains à bâtir mais aussi du temps de montage des opérations en diffus qui entraîne un ralentissement des mises en vente.
Exemple : les mises en vente dans les territoires les plus demandés se réduisent : - 12 % pour le nombre de nouvelles opérations commercialisées dans l’ex-Languedoc. Sur la métropole de Montpellier qui concentre 49 % de la production de logements neufs, la baisse est même de 22 % en 2018, comparé à 2017. Du coup, la durée prospective d’écoulement des logements neufs disponibles s’amenuise, passant à 7.7 mois dans Montpellier Métropole. Faute d’une alimentation suffisante, l’offre commerciale diminue, c’est le 5ème constat réalisé par les promoteurs languedociens.

85 % de la production neuve concentrée sur 4 communes de la métropole


D’où la nécessité d’augmenter la production de logements neufs. Outre les objectifs fixés par le Plan Local de l’Habitat, la FPI régionale réclame une dynamique foncière en développant de nouvelles zones constructibles mais aussi en permettant de densifier en hauteur. Les promoteurs réclament aussi une intensification des constructions sur l’ensemble du territoire métropolitain. Aujourd’hui, seules 4 communes : Montpellier, Juvignac, Castelnau-le-Lez et Saint-Jean-de-Védas concentrent 85 % des mises en vente de logements neufs dans la métropole.
Autre piste pour construire davantage : développer les projets immobiliers neufs dans les territoires péri-métropolitains et les villes moyennes ailleurs en Languedoc, exemple sur un axe Nîmes-Lunel et Montpellier-Sète-Béziers. D’autant que la fin du dispositif Pinel dans les zones B2 c’est-à-dire les villes comme Béziers et Narbonne devraient entraîner en 2019 une baisse respective des ventes nettes de - 68 % et - 45 %, selon les estimations du cabinet Adéquation.

1 400 logements neufs bloqués par des recours


Autre constat, toujours trop de logements bloqués par des recours dont certains datent de plus de deux ans. Fin 2018, la FPI régionale à recenser près de 1 400 logements neufs bloqués sur la seule métropole de Montpellier et ce, malgré des signes positifs permis par la loi Elan et la création d’une Task Force régionale pour auditer tous les permis de construire déposer.
Du coup, le dernier constat est comme cruel mais s’impose comme une réalité : malgré une demande forte, les ventes baissent de 22 % dans la métropole de Montpellier et de 5 % sur l’ensemble du Languedoc-Roussillon. Cela représente presque 900 logements neufs en moins en un an dans la métropole.
Une situation qui devrait encore se détériorer en 2019. Toujours selon les prévisions d’Adéquation, les ventes régionales devraient diminuer de 10 % supplémentaires cette année, soit environ 4 900 ventes. Idem pour la métropole de Montpellier. Mais « point de catastrophisme » selon la FPI Occitanie Méditerranée, qui rappelle que ce niveau serait identique à celui de 2015 qui était alors apparue comme une bonne cuvée après trois années difficiles.
Par Céline Coletto

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