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Mise à jour le 14/03/2022

Présidentielles et logement neuf : quels programmes pour les candidats à l'Elysée ?

présidentielle et logement
A deux mois du premier tour de l'élection présidentielle, voilà les premières propositions des candidats à l'Elysée en matière de logement.

Les 10 et 24 avril 2022 auront lieu les élections présidentielles. Parmi les principaux candidats à l’Elysée, voici les mesures essentielles concernant la construction et le logement.



Alors que le mal-logement concerne plus de 4,1 millions de personnes en France, selon la Fondation Abbé-Pierre, les candidats à la présidentielle ont tous un programme et des idées à propos de leur future politique du logement. Malheureusement, le logement, pourtant 1ère dépense des ménages français, reste le grand absent de la campagne. Il faut parfois chercher loin et profond dans les programmes pour obtenir les mesures pour l’immobilier. Voici les mesures pour le logement des candidats à la présidentielle, présentées par ordre alphabétique.

 

Un bouclier logement pour la socialiste Anne Hidalgo

 

La maire de Paris, Anne Hidalgo, candidate socialiste, propose de mettre en place un « bouclier logement ». Objectif : qu’aucun Français ne dépense plus d’un tiers de ses revenus pour se loger. Dans l’optique que chaque Français puisse se loger de manière abordable, la candidate du PS veut relancer la construction de logements sociaux, à hauteur de 150 000 logements par an, tout en généralisant l’encadrement des loyers dans les zones au marché locatif tendu. 

Face à cette première dépense contrainte des ménages, la maire de Paris propose une allocation logement complémentaire, versée sous condition de ressources aux personnes dont le taux d’effort serait trop important. Mais face au coût que cela pourrait représenter la candidate socialiste a un éventail de mesures dont le bouclier logement ne serait que la dernière à activer si les autres ne fonctionnent pas. Ainsi, la construction neuve et la rénovation énergétique seraient boostées, sans oublier un soutien à l’accession à la propriété grâce à la dissociation du foncier du bâti, le fameux BRS, Bail Réel Solidaire.  

 

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Yannick Jadot veut une assurance universelle sur les loyers

 

C’est dans une tribune publiée dans le journal Le Monde, ainsi que dans un site dédié au logement à EELV, la principale proposition du candidat écologiste, Yannick Jadot, en matière de logement concerne la création d’une assurance universelle des loyers, se substituant aux cautions. 

Comme dans le cas de l’assurance d’une voiture, c’est le propriétaire-bailleur qui devra assurer sa location contre les risques d’impayés et les obligations de caution et de garantie imposées aux locataires seront ainsi supprimées. Ce sera un moyen pour éviter la concurrence entre locataires sur les marchés locatifs très tendus. Toujours pour soutenir l’accès au logement, Yannick Jadot souhaite développer davantage l’encadrement des loyers, alors qu’il ne concerne jusqu’ici qu’une quinzaine de villes. 

Parmi les principales mesures du candidat écologiste, on note la construction de 700 000 logements sociaux durant le quinquennat, ainsi que le relèvement de l’objectif de la loi SRU de 20 à 30 % d'ici 2027 dans les communes concernées. Autre objectif du mandat : la rénovation de 800 000 logements sociaux mal isolés, à condition qu’ils restent dans le parc social pendant 20 ans. 

 

Priorité nationale pour l’accès au logement pour Marine Le Pen

 

Pour sa troisième campagne électorale aux élections présidentielles, la représentante du Rassemblement National, Marine Le Pen veut appliquer la « priorité nationale » au logement social.

« Tous les Français, qu'ils soient d'origine française ou ayant obtenu la nationalité française, doivent pouvoir bénéficier de la priorité nationale au logement », voilà l’une des déclarations de Marine Le Pen à ce propos. Par exemple, la candidate RN souhaiterait ouvrir une part des logements sociaux à la police, d’afin accompagner les personnels mutés loin de chez eux. Mais pour l’heure, peu de propositions dédiées à la thématique du logement ont été abordées précisément. On peut citer l’objectif de construire 100 000 logements sociaux par an, dont 20 000 nouveaux logements étudiants, sur le quinquennat.

Outre un plan de réhabilitation de l’habitat ancien grâce à des aides efficaces, Marine Le Pen propose de créer un Fonds de Garantie des Loyers pour protéger les propriétaires-bailleurs.

A noter que Marine Le Pen veut exonérer de droit de succession les biens immobiliers jusqu'à 300 000 €, ainsi que les donations des parents mais aussi des grands-parents à leurs enfants et petits-enfants jusqu’à 100 000 € par enfant tous les dix ans, dans le but de soutenir les jeunes dans leur projet d’achat immobilier.

 

Pas de nouvelles normes de construction pour le candidat Macron

 

Comme pour son premier mandat, le programme « logement », du président candidat ne reprend pas d’objectif chiffré. « Nous nous fixons depuis trop longtemps de grands objectifs (« 500 000 constructions par an ») sans nous donner les moyens de les atteindre », peut-on lire sur le site officiel de la candidature d’Emmanuel Macron. D’où un premier objectif de « construire plus de logements là où c’est nécessaire » et pour cela, l’idée est « d’accélérer la construction dans les zones les plus tendues », avec même la définition de « zones où la construction de logements est une priorité absolue ». Des zones où les possibilités de recours contre les permis de construire pourront être limitées par exemple. 

Deuxième objectif : mieux loger les jeunes et les actifs en mobilité avec l’idée de construire 60 000 logements pour les étudiants et 20 000 logements pour les jeunes actifs, tout en mobilisant les bailleurs sociaux afin qu’ils créent au sein du parc social des « logements jeunes ». Objectif : 30 000 logements dédiés supplémentaires. 

Sur le même modèle que le bail étudiant, un bail « mobilité professionnelle » d'une durée de 3 mois à un an, sera destiné aux actifs en mobilité dans les zones tendues, notamment les zones touristiques. 

Pour mieux loger les ménages modestes, troisième grand objectif du candidat Macron, la loi SRU sera maintenue pour soutenir la production de logements sociaux, tout en exonérant 4 Français sur 5 de taxe d’habitation, tout cela en accélérant la rénovation énergétique des logements.

Le 5ème objectif concerne le soutien au renouvellement urbain des quartiers prioritaires. Enfin, 6ème objectif et non des moindres : le programme d’Emmanuel Macron indique que s’il est réélu, il promet de ne pas créer de nouvelles normes de construction durant son deuxième quinquennat. Un nouveau quinquennat qui s'annonce comme dans le prolongement du premier, selon sa porte-parole, Emmanuelle Wargon, également ministre du Logement.

 

Construire du logement social écologique pour Jean-Luc Mélenchon

 

Le candidat de La France Insoumise à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon axe ses promesses de campagne sur le logement social, plutôt que sur le logement neuf privé. Ainsi, l’objectif est de construire 200 000 logements publics par an durant le quinquennat, des logements aux normes écologiques plus ambitieuses et dont 15 000 par an seraient dédiés au logement étudiant.

Pour cela, le candidat d’extrême-gauche propose de réhausser le quota de logements sociaux à 30 % dans la loi SRU, tout en renforçant les sanctions contre les communes qui ne la respectent pas. Pour soutenir l’action des bailleurs sociaux, autre proposition : rétablir les aides publiques pour le monde HLM, mais en évitant les hausses de loyers à la relocation en logement social. 

présidentielle et construction
Une seule candidate à la présidentielle s'engage sur un objectif chiffré de production annuelle de logements neufs, privés et sociaux confondus. © Stocklib
Parmi les promesses de campagne, le candidat Mélenchon veut aussi Interdire les expulsions locatives sans relogement public, tout en menant un plan « zéro SDF » à la fin du quinquennat, soit d’ici 2027. Anciens hôpitaux, anciennes casernes et autres bâtiments d’envergure pourraient être utilisés pour loger plus de 300 000 personnes sans domicile fixe, selon le dernier rapport de la Fondation Abbé-Pierre. 

En parallèle, Jean-Luc Mélenchon veut également mieux isoler au moins 700 000 logements par an tout en interdisant la location de passoires thermiques (ndlr : mesure qui est désormais prévue par la loi Climat et Résilience à compter de 2025).

 

Valérie Pécresse : cap sur 500 000 logements neufs par an

 

Du côté de Valérie Pécresse, la candidate LR à l’élection présidentielle, c’est le retour à un objectif chiffré de production de logements neufs. Après François Hollande avant elle, la présidente de la région Ile-de-France promet 500 000 logements neufs construits par an, dont 375 000 dans le privé, si elle est élue à la tête de l’Etat. Ça serait le retour à une « France de propriétaires » chère au président Sarkozy en son temps.

Pour soutenir cette politique, la candidate de droite veut généraliser le PTZ, Prêt à Taux Zéro sur tout le territoire (ndlr : ce qui est déjà le cas), abaisser la TVA de 10 à 5,5 % sur la construction de logements sociaux, accélérer la transformation de bureaux en logements grâce à une fiscalité plus incitative, lever les entraves à la construction dans les bourgs et les villes moyennes en laissant la main aux maires. 

Et Valérie Pécresse de s’interroger sur la pertinence de la Zéro Artificialisation Nette dans les zones rurales. « Si la tendance continue, nous nous dirigeons tout droit vers l’une des plus graves crises du logement depuis 1954 », a-t-elle souligné lors d’un déplacement sur la thématique du logement début février à Champigny-sur-Marne. 

Autre volet de son programme qui pourrait jouer en faveur du logement et du patrimoine immobilier, Valérie Pécresse veut supprimer les droits de succession pour 95 % des Français. Une loi pour sanctuariser le Grand Paris a également été évoquée.

 

Une grande loi de programmation pour Fabien Roussel

 

Au PCF, Fabien Roussel, prévoit une grande loi de programmation sur le logement. Partant du constat que la part du logement dans le budget des ménages est passée de 17 % dans les années 80 à 20 % aujourd’hui en moyenne, voire 30 % pour certains, le candidat communiste propose de construire 200 000 logements sociaux, soit doubler la production actuelle.

Autres promesses, le quasi triplement du parc de logements étudiants, passant en cinq ans de 175 000 actuellement à 525 000, ainsi qu’un plan de déploiement et de construction de foyers à destination des jeunes salariés.

élection présidentielle et logement neuf
En matière d'investissement locatif, plusieurs candidats annoncent vouloir développer, voire généraliser l'encadrement des loyers. © Shutterstock
Des sanctions plus lourdes seront aussi prévues dans la loi à l’encontre des bailleurs ne respectant pas l’encadrement des loyers.

Le candidat communiste veut aussi doubler l'aide à la pierre aux bailleurs dans les villes de moins de 3500 habitants dans le but ultime de « démétropoliser » la France. Objectif « mettre un stop à ce mouvement de métropolisation à marche forcée » et « redonner du poids aux communes, revitaliser nos campagnes, réaménager le territoire », a précisé le candidat lors d’un meeting électoral. Dans l’idée de rendre plus attractif le logement dans les campagnes et les zones périurbaines, ce doublement de l’aide pourrait permettre d’accentuer la construction de logements sociaux et soutenir l’autonomie des personnes âgées, selon le candidat. 

 

Généralisation de l’encadrement des loyers pour Christiane Taubira

 

La candidate issue de la primaire populaire, Christiane Taubira présente plusieurs mesures concernant le logement dans son programme présidentiel. D’abord, l’ancienne garde des Sceaux du quinquennat de François Hollande veut généraliser l’encadrement des loyers, tout en reprenant la maîtrise publique du foncier utile au logement pour éviter l’envolée des coûts. 

Autre piste dévoilée : la création d’une contribution de solidarité urbaine lors de la vente de biens immobiliers les plus chers, c’est-à-dire lors des reventes à des prix supérieurs à 15 000 €/m². 

Similaire au bouclier logement d’Anne Hidalgo, Christiane Taubira annonce une augmentation des APL pour que le loyer et les charges soient couverts en totalité pour les plus bas revenus.

 

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Fin de la loi SRU pour Eric Zemmour

 

Sur le site dédié au programme du candidat, Eric Zemmour, l’occurrence du mot « logement » n’apparaît aucune fois. Jusqu’ici, la seule mesure évoquant cette thématique concerne le logement social et la loi SRU qu’il propose de supprimer. Cette loi SRU, loi Solidarité et renouvellement urbain, impose un minimum de 25 % de logements sociaux dans les communes les plus peuplées, soit les villes de plus de 1500 habitants en Ile-de-France et plus de 3 500 dans les autres régions.

Par Céline Coletto

Livres blancs et propositions pour le logement se multiplient

 

En parallèle des programmes présidentielles, les associations et autres unions professionnelles multiplient les propositions et livres blancs à destination du futur élu. Par exemple, du côté de la fondation Abbé-Pierre, on formule plusieurs propositions aux candidats à l'Elysée : revalorisation des APL, généralisation de l'encadrement des loyers dans un millier de communes contre une quinzaine aujourd’hui et création d'une garantie universelle des loyers.

Partant du constat que les dépenses publiques en matière de logement ont atteint 37,6 milliards d'euros en 2020 en France, soit environ 1,6 % de notre PIB, que malgré cette intervention importante des pouvoirs publics, cela peine à répondre à la demande croissante en logement, particulièrement dans les zones tendues. Le think tank Institut Montaigne estime lui la question du logement abordable, digne, et respectueux de l'environnement, doit devenir une cause nationale. Il publie ainsi 12 propositions pour repenser la politique du logement tricolore dans une note Logement : rebâtir nos ambitions, autour de 4 axes : la territorialisation de la politique du logement, son efficacité pour les finances publiques, la réflexion nécessaire à mener dans le champ du logement social et le financement massif de la rénovation énergétique des bâtiments. Lire aussi - L'Institut Montaigne demande la fin de la loi Pinel


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