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Vers des promoteurs immobiliers responsables et engagés

logement neuf abordable et écologique
Des promoteurs immobiliers responsables et engagés pour construire du logement neuf abordable et écologique, le programme du congrès de la FPI.

Tags : Immobilier neuf, FPI, promoteur immobilier, Julien Denormandie


Le 49ème Congrès de la Fédération des Promoteurs Immobiliers a été l’occasion durant deux jours de réfléchir au logement neuf de demain qui devra être « abordable et écologique », selon les propres mots du ministre, pour que les promoteurs répondent à l’enjeu d’être responsable et engagé vis-à-vis de la société. Explications.


Responsabilité et engagement des promoteurs immobiliers, voilà le thème du 49ème congrès de la FPI, principale fédération du secteur, qui se tenait en début de semaine au bord du lac d’Annecy, en Haute-Savoie. 
« Souvent nous parlions du temps politique qui était plus lent que le temps économique de nos entreprises ; mais aujourd’hui, tout est dépassé par le temps du numérique, le temps des comportements et des usages qui sont beaucoup plus rapides », analysait devant la presse Alexandra François-Cuxac, présidente de la FPI, Fédération des Promoteurs Immobiliers. 
D’où la nécessité de « préparer un cadre législatif favorable » avec le permis de faire, le permis d’innover, le permis d’expérimenter, de « sortir du carcan du zonage ». Avons-nous exploré toutes les pistes pour produire davantage, pour faire baisser le prix du foncier et donc des logements, s’interroge la présidente. 
Objectif : changer l’image des promoteurs mais surtout « construire abordable et écologique », comme l’a résumé le ministre du Logement, Julien Denormandie, en ouverture du congrès. En effet, face à la contribution sociétale des promoteurs qui encourage le logement neuf à haute performance énergétique, encourage le lien social en produisant plus de 20 % des logements sociaux, encourage la biodiversité, a rappelé la présidente… le ministre a lui salué l’effet partenarial depuis deux ans entre promoteurs et gouvernement. 


Pour faire face à ces enjeux, alors que les mises en vente de logements neufs ont reculé de 36 % au premier trimestre 2019, les pistes sont nombreuses : le ministre s’est dit « adepte des OFS », Office de Foncier Solidaire, dispositif de séparation du foncier et du bâti qu’il va d’ailleurs falloir adapter réglementairement à la promotion privée, la présidente de la FPI réclame une baisse de la TVA à 10 % sur les logements intermédiaires à destination des classes moyennes dès la prochaine loi de finances.

L'innovation comme clé au logement abordable et écologique

 
Quoi qu’il en soit, promoteur et politique se rejoignent sur un créneau : l’innovation ! C’est l’innovation qui permettra de faire baisser les coûts des logements neufs écologiques. D’où la réécriture en cours du Code de la Construction « qui doit définir la norme et les objectifs à tenir, quand les opérateurs doivent innover pour y parvenir », selon le ministre Denormandie, toujours avec en tête de « remettre l’humain au cœur de tout où l’usage est primordial » et notamment l’usage du numérique pour réaliser des économies d’énergie, soutenir les 12 millions d’aidants, permettre le télétravail... « L’usage doit guider nos actions et donc l’urbanisme. C’est l’urbanisme qui va protéger la ville des îlots de chaleur par exemple », rappelait Julien Denormandie, en pleine semaine de canicule. 
Sentiment confirmé
Julien Denormandie, ministre du logement et de la ville
Produire du logement neuf abordable et écologique, en sortant du tout zonage s'il le faut, voilà l'idée du ministre du Logement, Julien Denormandie.
par l’ancienne ministre du Logement, Emmanuelle Cosse, aujourd’hui consultante, qui a estimé que la RSE, Responsabilité Sociétale des Entreprises, va permettre de se singulariser, quand d’autres acteurs seront discriminés sans cette prise de conscience : « les promoteurs n’ont pas l’envie de produire des immeubles dont ils ne sont pas fiers. Le lotissement qui n’a pas de sens aujourd’hui n’en aura pas davantage dans 20 ou 30 ans ».

Inversion des rôles entre promoteurs et élus


Mais alors comment répondre à ces enjeux sociétaux quand promoteurs et élus locaux semblent s’opposer quotidiennement ? Pour schématiser, le maire qui pense à sa réélection et freine comme en ce moment le lancement de nouveaux projets immobiliers ; face à des promoteurs contraints par des coûts du foncier à densifier. Pourtant, Marc Villand, vice-président de la FPI, trouve des similitudes entre les deux : « nous sommes tous chef d’orchestre dans la fabrique de la ville. Quand on attaque l’image du promoteur l’accusant de bétonner, on attaque aussi celle de la ville ».
Face à la lenteur des services instructeurs pour délivrer les permis de construire, Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims répond « budget contraint des collectivités, sans oublier que les collectivités ne sont pas les seules en cause ». Michel Le Faou, vice-président en charge de l’urbanisme à la métropole de Lyon, privilégie des séances préalables en amont du dépôt du PC : « perdre du temps au départ pour en gagner par la suite en limitant les recours des voisins ». 
Dans cette inversion des rôles entre élus et promoteurs, Alexandra François-Cuxac aimerait elle que les élus se fassent élire sur un vrai programme d’urbanisme et d’habitat pour inscrire la construction de logements neufs dans le projet politique de chaque ville. Ils doivent expliquer « pourquoi il faut construire, pourquoi il faut reconstruire la ville sur elle-même, travailler sur la vertu de la densité, pour éviter les contentieux à chaque permis de construire par la suite ».
D’où la nécessité de l’expérimentation car « le modèle est à changer : on ne construit plus de la même façon à 25 km de la ville-centre, nécessitant deux voitures », rappelait Catherine Vautrin. D’où l’expérimentation sur le zonage qui sera lancée prochainement en Bretagne pour « sortir du tout zonage », annonçait le ministre ou plus localement, « 14 quartiers de la métropole de Lyon où promoteurs et collectivités sont engagés dans la mixité », expliquait Michel Le Faou. Elus et promoteurs réclamaient alors tous de la prospective à long terme avec des urbanistes, des promoteurs pour penser la ville à 15 ans. 


Le concept de la « maison sur abonnement »


Des urbanistes, des architectes mais aussi des designers, des sociologues ou des anthropologues... De quoi penser la ville, la vie autrement ! Comme c’est le cas avec l’anthropologue suisse, Sonia Lavadinho, directrice du cabinet Bfluid, spécialiste de la proxémie ou comment les espaces influent sur l’humain. Et de faire s’interroger les 400 congressistes dans la salle : combien d’heures de joie me procure ce loyer, cette mensualité ? La « maison sur abonnement » qui se profile, ce sera vendre du temps habitable plutôt que de l’espace. 
De quoi répondre aux bouleversements des modes de vie : avec 13 fois plus de centenaires dans 50 ans et réfléchir à ces nouveaux cycles de vie sur un siècle : il y avait l’arrivée du premier enfant, il y a désormais l’arrivée du deuxième ; mais aussi les enfants des autres, l’enfant 1/5, cette constellation familiale à la carte, le deuxième divorce, la troisième relation pour laquelle on recherche un autre habitat qu’au premier mariage, la première attaque cardiaque… cela nécessite des changements de vie mais donc aussi d’habitats, détaille pleine d’humour, Sonia Lavadinho, qui parle même de cette « belle-mère low-cost » qui grâce aux billets d’avion moins chers habite chez vous plusieurs jours pour garder ses petits-enfants, voire un mois si vous habitez New-York !

Comment héberger la « belle-mère low-cost » ?


Alors face à cette mamie à héberger et tant d’autres configurations familiales, Sonia Lavadinho a tranché : « il faut mettre la beauté au-dessus de tout ! ». La beauté doit être présente dès le premier pas en sortant du lit, dans l’ascenseur… avec de la verdure pour améliorer la productivité. Face à cette « économie de la beauté », l’anthropologue cite la forêt verticale de Stefano Boeri qui est parvenu à diminuer par deux le coût de sa tour végétalisée depuis son premier projet à Milan. 
Plutôt que du confort à l’extrême, Sonia Lavadinho parle plutôt de « comment rendre la maison mémorable ? » comment créer cette maison affective qui sera la seule à passer le cap d’une vie centenaire, en comparaison des maisons pendulaires et autres logements que nous connaîtrons dans la vie. D’où cette « montée en gamme nécessaire pour passer de la dette, au don et à la magie, rendre l’ordinaire extraordinaire ». Voilà de quoi donner à réfléchir aux promoteurs pour penser le logement neuf écologique et abordable de demain, tout en écoutant les particularités et besoins de chaque acheteur.
Par Céline Coletto

Pyramides d'Or, symbole de ces logements neufs responsables


Pour changer l'image des promoteurs, le 16ème concours des Pyramides d'Or, précédé par les Pyramides d'Argent en régions, a permis de mettre en avant une dizaine de programmes neufs emblématiques de cette construction écologique et abordable. Retrouvez ici le palmarès 2019 des Pyramides d'Or.

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