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Grégory Monod, LCA-FFB : « Nous poussons pour un zonage de projets »

Grégory Monod vice-président LCA-FFB
Grégory Monod, vice-président chargé des promoteurs à LCA-FFB, Les Constructeurs et Aménageurs de la Fédération Française du Bâtiment.

Tags : Construction, logement neuf, promoteur immobilier, LCA-FFB


Vice-président chargé des promoteurs à LCA-FFB, Les Constructeurs et Aménageurs de la Fédération Française du Bâtiment, Grégory Monod, également à la tête du groupe haut-savoyard Sogimm, évoque le marché du logement neuf et notamment les raisons de l’inquiétude qui pèsent actuellement sur le secteur.

- Y a-t-il un profil-type des promoteurs adhérents à LCA-FFB qui compte désormais plus d’un millier d’entreprises adhérentes, union qui à l’origine est issue de la construction individuelle de maisons ?

« Pas vraiment de portrait-type du promoteur adhérent à LCA-FFB même si l’ADN de notre union fait que nous avons une typologie de promoteurs qui historiquement viennent des entreprises adhérentes à la FFB. En termes de taille, il y a un large éventail avec des promoteurs d’importance comme Quartus qui rayonne sur tout le territoire et des « promoteurs de territoire » justement, des entrepreneurs plus régionaux et qui font des volumes plus modestes.
Ça dépend aussi des régions : sur la fédération francilienne, nous avons comme adhérents de « gros » promoteurs comme Vinci, Quartus ou encore European Homes. Nous avons aussi des entreprises comme AST qui sont rentrées par le biais de la maison individuelle et puis la majeure partie de nos adhérents sont des indépendants. Aujourd’hui, la part des promoteurs progresse car sur plus de 1 000 adhérents à LCA-FFB, la promotion représente environ 25 % des adhérents.
Cela reste tout de même difficile à compter car il y a aujourd’hui une telle porosité dans nos métiers qu’on a de plus en plus de constructeurs qui font de la VEFA. L’évolution des PLU fait qu’ils sont parfois obligés d’aller sur de la VEFA. Je pense à Maisons BIC par exemple, lauréat dans la catégorie Transition Urbaine du Challenge de l’Habitat Innovant 2019, qui à la base fait de la construction de maisons, mais qui, sur certains projets, réalise de la VEFA. On peut aussi citer le haut-savoyard Artis qui a été l’un des premiers constructeurs de maisons que je connaisse à avoir franchi le pas et où la part de la promotion grimpe beaucoup. »

- Qu’est-ce que LCA-FFB apporte à ces adhérents promoteurs et notamment les plus « modestes » d’entre eux ?

« Justement, nous avons fait à LCA-FFB le pari du métier. Ils viennent chercher chez nous de l’info : juridique, technique comme sur la journée technique des promoteurs qui leur est dédiée ou la commission « promotion » qui se réunit 5 fois par an avec toujours plus d’une vingtaine de promoteurs présents sur diverses thématiques… »

- Face à un marché du logement neuf qui se tend en cette année 2018, est-ce que les promoteurs locaux / régionaux ne sont pas plus touchés ?

«
logement neuf Les Matelles
Aujourd'hui, la porosité est forte entre constructeurs de maisons et promoteurs. Exemple avec les Maisons BIC et leur projet VEFA près de Montpellier. © Les Matelles / Maisons BIC
Je pense que nous sommes tous touchés de la même manière. C’est compliqué pour tout le monde depuis une année pour différentes raisons : la conjoncture, le recentrage des aides, la période pré-électorale avant les municipales… Que l’on soit un promoteur indépendant, local, de petite taille, ou que l’on soit un promoteur national de taille importante, la période est difficile pour tout le monde. Exemple sur les recours où nous sommes tous touchés alors que nous avions l’impression auparavant que les promoteurs locaux étaient moins concernés, ce n’est plus vrai. Nous sommes tous touchés. Sur la commercialisation, la différence vient peut-être du fait que les promoteurs locaux ont peut-être moins la culture de la défiscalisation et ils s’en sortent mieux sur le créneau de la résidence principale. A l’inverse, les ventes reculent davantage en zones B2 et C où nos adhérents sont davantage présents que les majors. »

- Sur quels points insiste LCA-FFB, associé donc à la Fédération Française du Bâtiment, auprès des pouvoirs publics sur les différentes problématiques auxquelles sont confrontées les promoteurs ?

« Nous avons en effet la chance d’avoir un président de la FFB comme Jacques Chanut qui a beaucoup d’appétence pour le logement. La FFB a compris que le logement est important pour elle car le logement pèse 27 % dans l’activité du bâtiment. Aujourd’hui, la défense du logement, c’est aussi la défense des entreprises du BTP. Les leviers sur lesquels nous avons pu influer : par exemple l’amendement pour la suppression du Pinel pour la location aux enfants et parents des investisseurs qui a été finalement écarté du PLF 2019.
Autre point où nous sommes très mobilisés avec la fédération : le PTZ, Prêt à Taux Zéro, puisque 30 00 projets d’accession à la propriété ne se réaliseront pas cette année en raison du recentrage de ces aides.


Autre sujet : le zonage. Le ministre chargé du logement, Julien Denormandie, a dit, lui-même, que le zonage n’était pas adapté et nous, on prône un zonage opérationnel. Il s’agit d’un zonage de projets, qui serait défini au niveau du département, avec une pluralité des acteurs dans les commissions pour établir ces zones. Exemple avec le projet que je porte chez Sogimm à Vallières en Haute-Savoie, à 20 minutes d’Annecy, où il y a de la demande, qui est en zone C, alors que cela touche Rumilly qui est une ville en zone B1. Il n’y aurait rien de choquant à avoir un zonage différent. L’idée n’est pas d’aller chercher de la défiscalisation mais plutôt pour faciliter la recherche de financement en résidence principale avec le PTZ. Le zonage de projets est quelque chose d’important à défendre dans
programme neuf Vallières 74
Pour Grégory Monod, le zonage de projets est l'avenir pour davantage coller aux réalités de terrain, exemple cité à Vallières. © Les Muses / Vallières / Sogimm
les prochains mois.
Dernier sujet qui nous tient à cœur : le foncier. Même si nous sommes profondément libéraux, il va falloir faire davantage pour mieux encadrer le prix du foncier. Cela devient du grand n’importe quoi et c’est finalement les entreprises qui en pâtissent alors que ce sont elles qui produisent de la richesse et pas les vendeurs de terrains. »

- Pour terminer, comment ressentez-vous le marché du logement neuf pour 2019 ?

« La difficulté à faire sortir des opérations ressort auprès des nombreux promoteurs rencontrés. Nos équipes sont courageuses : nous avons du mal à obtenir les permis de construire auprès des collectivités puis à cause des recours, donc nous ne passons pas en mode « projet » et c’est usant. De ce fait, nous aurons des mises en vente qui vont chuter alors que nous avons toujours de la demande.
Notre grosse inquiétude reste la hausse des taux d’intérêt, car aujourd’hui, les taux bas nous sauvent encore face au niveau élevé des prix. Mais si les taux augmentent, nous allons encore désolvabiliser une partie de nos acquéreurs. Alors, selon le Crédit Foncier et les différentes études, les taux devraient rester bas sur les premiers mois. A voir sur la fin de l’année ; mais c’est donc un point qu’il faudra surveiller avec beaucoup de vigilance. Une éventuelle remontée des taux pouvant aussi créer un cercle vicieux influençant certains acquéreurs à retarder leur achat immobilier. Cela pourrait aussi créer de l’attentisme supplémentaire. »
Par Céline Coletto

L'interview de Grégory Monod en trois points


- Aujourd'hui, LCA-FFB, Les Constructeurs et Aménageurs de la Fédération Française du Bâtiment, réunit plus d'un millier d'adhérents dont un quart de promoteurs environ.

- En lien avec la FFB auprès des pouvoirs publics, LCA-FFB est mobilisé sur les aides à l'accession et pour un retour du PTZ sur tout le territoire ; en lien avec un zonage de projets, pour davantage coller aux réalités du terrain.

- Pour 2019, alors que les programmes neufs sont de plus en plus longs à monter en raison des recours notamment, Grégory Monod est surtout inquiet par une éventuelle remontée des taux d'intérêt qui pourrait créer de l'attentisme supplémentaire au second semestre.
Propos recueillis à l'occasion du séminaire technique de LCA-FFB, organisé à Athènes fin novembre.

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