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Hervé Simon, FPI Lyon : « l’attractivité lyonnaise n’est plus à démontrer »

Hervé Simon, président de la FPI Lyon
Hervé Simon, président de la FPI, Fédération des Promoteurs Immobiliers, de la région lyonnaise. © Studio Erick Saillet

Tags : Immobilier neuf Lyon, immobilier neuf Métropole de Lyon, FPI


Le nouveau président de la FPI Lyonnaise, Fédération des Promoteurs Immobiliers, Hervé Simon, évoque un marché de l’immobilier neuf à Lyon et sa métropole où l’attractivité est telle que l’offre de logements neufs peine à se reconstruire. Explications. 

- Qu’est-ce qui vous fait dire que l’attractivité lyonnaise est à un niveau inégalé, notamment en matière d’immobilier  neuf ?

« L’attractivité de la métropole de Lyon n’est plus à démontrer car nous avons eu 6 500 logements neufs réservés en 2016 et que si nous avions eu un millier de lots supplémentaires à vendre, nous les aurions certainement vendus. C’est lié au fait que Lyon et sa métropole offre un large panel de produits aux acquéreurs, de 2 000 €/m² en TVA réduite pour des primo-accédants à 7 000 €/m² pour les produits les plus haut de gamme. Nous nous adressons donc à un large panel d’acquéreurs ; mais nous avons plus de clients que de produits à vendre. 
L’industrie de la promotion immobilière nécessite un long process de fabrication. Il faut trouver le terrain, négocier avec le propriétaire foncier, puis échanger avec les riverains ; cela prend 12 à 15 mois pour juste monter une opération. A l’heure actuelle, nous n’arrivons pas à renouveler l’offre, tant en résidence principale qu’en investissement. 
D’autant que depuis deux ou trois ans, on observe un changement dans la manière dont est perçue la métropole lyonnaise. Avant il fallait expliquer le marché, les valeurs locatives… aujourd’hui, cela n’est plus nécessaire auprès des investisseurs Pinel qui connaissent le potentiel de Lyon. Nous sommes donc comme victime de notre succès. Le record a été battu tant en nombre de logements neufs réservés que de bureaux placés l’an dernier, ce qui montre tout l’intérêt de l’agglomération lyonnaise. 
D’ailleurs, certains promoteurs immobiliers nationaux n’ont pu être présents sur le dernier salon de l’immobilier de Lyon par faute de produits à vendre. Nous sommes à moins de 6 mois de stock théorique de vente dans Lyon intra-muros. »

- Pourtant, vous avez des collectivités locales, notamment la Métropole de Lyon, très actives sur le plan de l’urbanisme ?

« De nombreux permis de construire ont été délivrés également l’an dernier avec 5 500 mises en vente ; mais la difficulté est que nous avons aussi beaucoup vendu. Nous produisons et la collectivité instruit les permis de construire. Si les promoteurs sont capables de produire davantage, la collectivité n’a pas la même capacité d’absorber cette hausse des demandes. Une collectivité qui s’appuie aussi sur des documents d’urbanisme écrits pour 10 ou 15 ans, qui ont du mal à appréhender les cycles. Les PLU imposent toujours plus de contraintes, mais moins de densité. Si les promoteurs peuvent actuellement absorber ces contraintes car tout va bien, quid de l’avenir ? 
Nous avons la chance d’avoir un marché porteur, très sain et nous pouvons discuter avec les collectivités. Il y a un réel dialogue avec les élus qui vendent d’ailleurs fortement la métropole, comme on l’a vu sur le MIPIM où Gérard Collomb, sénateur maire de Lyon, vend sa ville. C’est une chance. »

- Forcément, qui dit manque d’offre, dit pression sur les prix ?

« Le prix s’adapte de toute façon à la capacité des ménages. Aujourd’hui, nous vendons un tiers de nos logements à des primo-accédants, ayant des revenus entre 30 000 et 50 000 € par an. Mais cet effet négatif sur les prix dans Lyon intra-muros ou Villeurbanne, permettent à des communes de l’Est lyonnais par exemple de devenir attractives. Qui eut cru il y a quelques années en arrière que nous vendrions des logements neufs à 3 250 €/m² au Carré de Soie, que des villes comme Vaulx-en-Velin ou Vénissieux intéresseraient des investisseurs. » 

- Les collectivités lyonnaises utilisent beaucoup le PUP, Projet Urbain Partenarial, dans l’agglomération, de quoi s’agit-il ? 

« Il s’agit de faire financer des équipements publics : crèche, école, ou des voiries par les promoteurs. Cela fonctionne beaucoup actuellement sur la métropole de Lyon, mais c’est un dispositif viable tant que l’on peut financer ces équipements. Même si cela aide à faire sortir des opérations, cela ne fonctionnera tant que le marché restera dans le vert. D’ailleurs, ceux qui en profitent, ce sont les propriétaires de foncier ; beaucoup moins la marge des promoteurs. »

- Quid de 2017 ?

« Je pense que 2017 sera encore une bonne année pour l’immobilier neuf à Lyon. Nous le voyons à tous les niveaux en Europe. Le chômage baisse, l’économie tient, les taux d’intérêt restent bas et ce sera la dernière année de la loi Pinel dans cette version. Je suis confiant. »

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