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Ivain Le Roy Liberge, Sully Immobilier : « il faut une prise de conscience pour le logement avant les présidentielles »

Ivain Le Roy Liberge, DG de Sully Immobilier
Ivain Le Roy Liberge, DG de Sully Immobilier, voudrait une vraie prise de conscience de la problématique logement lors des présidentielles.

Tags : Immobilier neuf, promoteur immobilier, Sully Immobilier


Directeur général de Sully Immobilier, promoteur historiquement basé en région Centre Val de Loire, Ivain Le Roy Liberge, revient sur les actualités du moment dans son entreprise mais aussi sur la crise de l’offre que subit aujourd’hui le logement neuf.



- Juste avant la crise sanitaire, lors de votre changement d’identité pour devenir Sully Immobilier, l’objectif était de monter à un millier de logements livrés par an, où en êtes-vous de cette ambition ?

 

« La crise Covid a bien évidemment pénalisé cette ambition. D’abord à cause de l’arrêt brutal de toute l’activité. Si paradoxalement, nous sommes arrivés à relancer rapidement les chantiers dès la mi-avril, tout le reste était bloqué. Nous n’arrivions plus à passer nos actes auprès des notaires, nous ne faisions plus de prospections foncières et nos clients ne venaient plus dans nos bulles de vente. Il y a tout de même eu des effets positifs : nous avons réussi à faire des signatures numériques chez les notaires. De quoi moderniser l’acte de vente. Nous avons dû être intelligent dans la façon de vendre nos logements avec des mini-films, des visios effectuées par nos commerciaux…

Par contre, on a eu une problématique avec le décalage des élections municipales de presque un an et demi. Nous n’avons pas pu voir les équipes municipales, nous n’avons pas pu déposer de permis de construire. En termes de volume d'activité, ça a eu un impact important pour les projets ou les activités futures. Nous avons une production de 650/700 logements. Nous ne sommes pas à notre objectif d’un millier de logements neufs produits chaque année mais nous avançons à notre rythme. Nous sommes une société familiale avec des capitaux familiaux. Nous savons gérer ce genre de crise, nous sommes suffisamment agiles pour pouvoir avancer malgré tout. D’ailleurs, nous avons profité de toute cette crise pour repenser et améliorer le mode de fonctionnement de notre société. 

Notamment, nous avons travaillé énormément sur le service apporté à nos clients. Comme, on l'a dit, les livraisons étaient retardées, nous avons fait des essais de pré-livraisons, des livraisons cloisons pour avoir le moins de réserves possibles. Parce que l'enjeu dans les logements neufs, c'est d'arriver à satisfaire le client jusqu'au bout. 

Avec la VEFA, on a tendance à voir le client au début quand il signe son contrat de réservation et son acte ; après, on le tient informé pendant le chantier ; mais on le revoit finalement qu’à la fin. La dernière brique, c'est quand on le livre et qu’il prend possession de son bien. Donc là, on a mis en place des chargés de clientèle qui ont accompagné les clients, qui les ont tenus informé de ce qui se passait sur les chantiers et qui ont travaillé sur ces visites clients pour que l’on ait un service client qui soit le plus performant possible. Objectif : que les clients soient les plus satisfaits dans ce contexte qui était compliqué. »

 

- Vous êtes aussi de plus en plus présents en Rhône-Alpes, même en montagne, comment se déroule ce développement géographique ?

 

« Nous avons aussi profité de la période pour consolider le groupe, avec des rachats externes comme le rachat de Copra, une société implantée à Lyon et Grenoble. Il y a effectivement beaucoup de programmes Sully Immobilier en Rhône-Alpes désormais. 

Le périmètre de Rhône-Alpes est, à mon avis, très intéressant ; parce qu'on a Lyon, Grenoble ou encore le Pays de Gex et toute la partie montagneuse. Nous avons plusieurs opérations en montagne qui se commercialisent plutôt bien ; même s’il va falloir attendre que les acheteurs retournent en station pour vendre du logement en montagne. 

Nous avons hâte que les sports d'hiver recommencent, pour que des gens reviennent en station. Nous avons en ce moment un très gros chantier en cours, à savoir une résidence de tourisme qu'on a vendu à la CDC, qui va être exploitée par MMV. C’est une belle opération de 110 logements qui conforte notre idée que l’activité de montagne est pertinente. La montagne, ce n’est pas que l’hiver.

Nous avons aussi une belle activité en région lyonnaise, en attendant de se développer davantage en région Aquitaine. Nous y avons consolidé et étoffé les équipes pour être toujours plus proche du terrain et des partenaires : élus, clients… » 

 

- Sully Immobilier est également multiproduit : PSLA, résidences services…, est-ce la solution pour séduire les maires, parvenir à monter des opérations de plus en plus mixtes et obtenir des permis de construire ?

 

« Oui, parlons de ce qui est moins positif actuellement dans le logement neuf. Les élus ont mené des campagnes sur le thème de la ville écologique. De nombreuses communes sont passées sous couleur verte et elles doivent faire avec les promesses données. Il y a les promesses de la ville jardin, de la ville verte, de la construction écoresponsable… mais derrière cela, il y a la réalité économique et ce que les clients veulent et peuvent avoir.

programme neuf Orléans
Symbolique des nouvelles attentes envers le logement neuf : ce programme à Orléans avec espaces verts, balcons, aires de jeux, restaurant, hôtel... © Les Berges d'Houlippe / Orléans / Sully Immobilier
De plus en plus, les clients veulent avoir un balcon, une terrasse, des espaces de vie lumineux... Pour séduire les élus, il faut en parallèle diversifier les produits : de la résidence services, du collectif, de la maison individuelle, de la transformation de bureaux en logements, de la transformation de friches… Le fait d’être un poids moyen de la promotion immobilière nous permet d’être plus proche des maires avec des équipes qui restent en place. Pour preuve, grâce à notre culture régionale, quand nous nous implantons dans une commune, on y reste et on y réalise plusieurs opérations. 

Il faut donc jouer entre la crainte de la densité des habitants et les contraintes de la zéro artificialisation nette. Il y a un travail à faire pour que les habitants des villes comprennent qu’il faut densifier car il y a un fort besoin de logements. Aujourd’hui, tous les indicateurs sont au vert : les taux sont historiquement bas, la demande est là et notamment chez les jeunes.

Autre point : la composition du foyer familial était à presque 3 personnes il y a une vingtaine d’années et nous sommes maintenant sous la barre des 2 personnes par foyer, les typologies des biens existants ne sont donc pas adaptées au marché. Malgré cela, des élus veulent moins produire de nouveaux logements. D’où le risque que les prix augmentent forts. C’est déjà le cas : les prix de vente aux particuliers ont augmenté, selon moi, de 5 à 6 % en un an, en dehors des ventes en bloc. »

 

- On semble être en pleine contradiction entre les besoins de logements et le frein mis par les maires sur la délivrance des permis de construire. En parallèle, les propos de la ministre Wargon à propos de la maison semblent également contradictoires avec les attentes des Français. Comment trouver le bon équilibre ?

 

« Le neuf est en effet écartelé. L’Etat a compris que le logement était primordial car c’est 10 % du PIB et des milliers d’emplois. On le voit avec la Commission Rebsamen par exemple ; mais cela ne fait pas tout. Nous avons eu une métropolisation à outrance ces dernières années et aujourd’hui, avec l’augmentation des prix et une offre qui est proche du néant dans les grandes villes, les acquéreurs ressortent des métropoles. C’est le choc de l’offre qui peut changer la donne. Si nous n’arrivons pas à construire davantage pour que le prix des logements reste abordable, les acheteurs vont continuer de partir loin, quitte à payer davantage d’essence. D’où la nécessité d’accompagner les maires qui ont été élus pour ne plus construire. »

 

- Vous êtes historiquement basé à Orléans et dans la région Centre Val de Loire, faut-il en revenir aux villes moyennes pour répondre à cette demande de logements plus accessibles ?

 

« Dans les métropoles intermédiaires, en dehors de l’Ile-de-France et de Lyon, il y a en effet une appétence forte pour le logement neuf, tant en résidence principale qu’en investissement. Mais il va falloir aussi construire dans ces villes moyennes pour ne pas dépasser le seuil de solvabilité des acquéreurs. La problématique reste le prix. Le modèle change grâce au télétravail mais il faut aussi y construire et accompagner les élus. »

 

- A propos du Référentiel qualité logement : quel sentiment vis-à-vis de ce renforcement des normes qui ne dit pas son nom. Faut-il en passer par là pour séduire les acquéreurs ? Redorer le blason du neuf ?

 

« Avoir un référentiel pour dire à quoi doit ressembler de façon normative un logement neuf, je ne suis pas d’accord. Chacun a le droit de vivre comme il l’entend avec une cuisine ouverte ou fermée. Que le référentiel donne des tendances, pourquoi pas mais il ne faut pas que cela soit trop restrictif.

Sur la région Centre Val de Loire, l’observatoire Ocelor a noté que la taille des logements n’a quasiment pas bougé depuis 15 ans. Nous sommes à 62 m² pour un trois-pièces au lieu de la préconisation de 65 m² mais ce n’est pas aussi dramatique que ce qui est annoncé dans le rapport qui a pris un échantillon de 1 700 logements pour 2 millions de logements construits ces dernières années.

Plus grand de toute façon, il n’y aurait pas les clients. Il faut d’ailleurs rappeler que le dispositif Pinel sur lequel pourrait reposer ce référentiel qualité permet de produire des logements loués à des loyers plafonnés pour des ménages qui ne peuvent pas acheter et qui sont locataires. Sans Pinel et donc sans investisseur, on peut s’attendre à une envolée des loyers. 

maison neuve Bassens
Avec son offre multi-produits, Sully Immobilier parvient à répondre aux aspirations des clients comme des élus. © Les Villas Seguinaud / Bassens / Sully Immobilier
Pas besoin de mettre des normes pour encadrer l’investissement locatif Pinel. Aujourd’hui, quand un investisseur ou un accédant arrivent dans nos bulles de vente, il est différent d’il y a 10 ans. Il y a 10 ans, le client découvrait le programme quand il arrivait ; maintenant, il vient pour poser des questions complémentaires à ses recherches ou creuser davantage. »

 

- La FFB appelle à ce que le logement soit une grande cause nationale en vue des présidentielles, partagez-vous cette idée ?

 

« La problématique du logement sera un vrai sujet des présidentielles. Ça serait dommage de passer à côté car c’est une problématique sociétale. Les gens veulent habiter différemment, dans un logement qui correspondent à leurs attentes et si on ne fait rien, on va casser l’outil de production. Rien que dans les 10 ans qui viennent, il y aura 4 millions d’habitants supplémentaires à loger en France, sans compter le mal-logement existant, la rénovation énergétique. Chaque responsable politique va devoir prendre ses responsabilités face à la problématique du logement. » 

 

- Pour terminer, quelles sont les opérations symboliques de votre savoir-faire actuellement en commercialisation ? 

 

« Nous avons l’opération à taille humaine Atelier 331 dans Paris 20e, rue des Pyrénées, à Belleville, jusqu’à un projet de reconversion d’une friche industrielle en zone Unesco en bord de Loire de 400 logements à Orléans, Les Berges d’Houlippe. Toujours à Orléans, nous sommes en train d’acquérir un bâtiment de bureau pour le transformer en logements neufs. A Tours, nous avons remporté un projet d’une vingtaine de maisons éco-construites avec des matériaux écologiques, une concertation avec les acquéreurs. Autre opération de maisons individuelles : les Villas Seguinaud à Bassens près de Bordeaux. En zone dense et tendue, nous commercialisons également Les Loges de Pressensé à Villeurbanne. »

Par Céline Coletto

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