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Jean-Christophe Laurent, Urbat : « Nous croyons au potentiel des villes moyennes »

Jean-Christophe Laurent, président du directoire d'Urbat
Jean-Christophe Laurent, président du directoire d'Urbat, évoque les ambitions du promoteur montpelliérain depuis son rachat par Vinci Immobilier.

Tags : Promoteur immobilier, Urbat Promotion, logement abordable, ville moyenne


Président du directoire de Urbat Promotion, Jean-Christophe Laurent revient sur les nouvelles ambitions de l’entreprise de promotion immobilière, historiquement basée à Montpellier, depuis son rachat par Vinci Immobilier officialisé en ce début 2021.



- Un sujet d’actualité pour commencer, c’est la finalisation du rachat d’Urbat par Vinci Immobilier. Qu’est-ce que cela va changer ? De nouvelles ambitions pour Urbat Promotion ?

 

« Urbat a été racheté par Vinci Immobilier dans un objectif de conserver la marque, l’ADN et conserver la cible produit d’Urbat qui est plutôt positionnée sur un produit de primo-accession. Urbat restera Urbat dans toute son intégrité, avec son logo, sa marque, son siège social et ses équipes. Sur la cible client, Urbat propose une cible complémentaire de Vinci Immobilier, davantage positionné sur un segment moyen / haut de gamme. L’objectif au travers du rachat d’Urbat est d’exploiter une marque en primo-accession pour lui apporter un rayonnement national. Les ambitions de l’opération de rachat sont donc d’amener Urbat à développer son produit de primo-accession ou primo-investissement sur l’ensemble du territoire national. Jusqu’à aujourd’hui, Urbat a concentré historiquement ses activités sur la partie méridionale de la France. »

 

- Urbat intervient spécifiquement sur le pourtour méditerranéen ? Votre développement sur Lyon est-il toujours d’actualité ?

 

« Lyon est jusqu’ici notre activité la plus septentrionale et la plus récente. Il y a une première démarche à renforcer notre démarche sur la région Rhône-Alpes et une deuxième démarche de continuer vers le nord, d’aller travailler sur la grande Ile-de-France. En fonction de la météo économique et de nos succès, nous verrons sur quels autres territoires nous pourrons nous déployer : la frange ouest de l’hexagone entre Bordeaux et Nantes, voire le nord de la France, dans un second temps. »

 

- Comment va se dérouler ce rapprochement avec Vinci Immobilier concrètement ? Répondre à des appels d’offres en commun par exemple ?

 

« Déjà, nous allons nous affranchir de travailler toujours et tout le temps avec Vinci Immobilier. Le principe est que l’on vive notre vie sur notre cible client. Selon moi, il y a trois axes de développement. Premièrement, à l’intérieur des métropoles, effectivement, de pouvoir répondre à la demande des aménageurs et des villes quand il sera souhaité un développement de programmes neufs avec du logement maîtrisé, du logement social ou du logement dit abordable. 

D’une façon générale, nous avons vocation à sortir du cœur des métropoles où le foncier est très cher et où les contraintes de construction ne nous permettent pas de développer une offre de logement abordable pour aller sur deux marchés successivement : d’abord, les périphéries des grandes métropoles, dans des secteurs péri-urbains, ensuite, les villes moyennes. »

 

- C’est un axe nouveau les villes moyennes ?

 

« Effectivement, c’est un marché déserté par les promoteurs ces quinze dernières années soi-disant parce qu’il n’y avait pas de marché et en raison des politiques de défiscalisation concentrant l’action des promoteurs sur les zones A et B1. Au bénéfice un, du télétravail et deux, de l’appétence des Français à retrouver de la qualité de vie à un prix abordable, on doit pouvoir développer du volume sur ces villes secondaires comme Arles, Sète, Nîmes, Béziers, Narbonne… Même si elles sont importantes, ce sont des villes périphériques et secondaires des grandes agglomérations que sont Perpignan et Montpellier. »

 

- Quel bilan dressez-vous de 2020 pour Urbat ?

 

« Cela a été très compliqué pour tout le monde. Nous avons quand même bien travaillé en vendant un millier de logements et en lançant les travaux de 1 100 logements, au prix d’un énorme engagement de nos équipes, compte-tenu du contexte Covid. Là où l’année 2020 laissera des stigmates pour les années futures pour les promoteurs comme les acquéreurs, c’est qu’entre les élections municipales et le Covid, de nombreux permis de construire ne sont pas sortis. Notre sujet de préoccupation est que nous allons connaître une véritable crise de l’offre dans l’avenir. 

programme neuf Perpignan
Urbat veut miser sur les villes moyennes où le foncier est plus abordable pour proposer du logement neuf accessible. © Mas Rous / Perpignan / Urbat
Cela n’empêche que notre objectif 2021 est de vendre 1 200 logements et de doubler notre production à horizon 2025, soit environ 2 500 logements vendus, grâce à une extension de notre périmètre géographique. »

 

- Quelles perspectives pour 2021 ? Quid par exemple des échanges avec les nouvelles équipes municipales comme à Montpellier ?

 

« Laissons les nouvelles équipes municipales se mettre en place pour qui cela a été compliqué compte-tenu des conditions particulières de l’année 2020 touchée par le Covid. Nous constatons tout de même un discours qui consiste à clairement tempérer les velléités de développement immobilier, dans un marché qui était déjà un marché de crise, compte-tenu du manque d’offre. Ce sont des discours qui ne sont pas rassurants. Nous allons encore creuser le trou du besoin de logements en France avec un effet pervers sur les niveaux de prix comme depuis de nombreuses années. Nous arrivons à une situation où toute une partie de la population n’arrive plus à se solvabiliser pour acheter un logement. »

 

- Votre créneau, c’est justement le logement accessible pour primo-accédant et primo-investisseur. Qui sont vos clients du coup ?

 

« La répartition, c’est 50 / 50, c’est-à-dire 50 % pour de la résidence principale et 50 % des investisseurs. Mais attention, quand nous parlons d’investisseurs, c’est monsieur et madame tout le monde, d’où le terme de primo-investisseurs. Ce sont parfois des locataires de leur résidence principale mais qui ont envie de se constituer un patrimoine au bénéfice par exemple des dispositions fiscales Pinel et avec des endettements qui restent extrêmement contenus, c’est à dire un loyer + un avantage fiscal qui couvre globalement la charge de mensualités du logement. L’appétence d’un certain nombre de nos clients à devenir investisseurs alors que ce ne sont pas des gens fortunés démontre qu’ils n’ont pas la capacité d’acheter le logement qui correspond à l’endroit où ils vivent. Il existe un décalage entre la capacité des ménages à se solvabiliser et le marché dans lequel ils auraient besoin de se loger. »

 

- A quoi ressemble le logement d’Urbat pour répondre à ce besoin de logement accessible ?

 

« Nous nous écartons du cœur des métropoles où le foncier est extrêmement cher et où les contraintes de construction deviennent rédhibitoires et nous allons dans des secteurs périurbains où il y a moins de tensions sur le prix du foncier. C’est le cas dans les zones périurbaines et dans les villes moyennes et cela sans rogner sur la qualité. Quand on dit logement abordable, ce n’est pas un logement dégradé, cela peut être un logement plus simple en prestations. Pour solvabiliser des franches de population qui sont les plus en difficulté pour se loger, est-il nécessaire d’automatiser les volets roulants par exemple ? Notre priorité est de pouvoir solvabiliser ces clients en leur permettant de faire le projet patrimonial de leur vie dans un logement simple et bien construit ; mais sans transiger sur la qualité. »

 

- A quoi va ressembler le logement neuf de demain chez Urbat, dans le contexte de l’arrivée de la RE 2020 qui va encore peser sur le coût de construction ? Sur quoi travaille-t-on pour faire la différence auprès des acquéreurs ?

 

« Nous avons lancé un grand chantier sur le mode constructif afin de trouver des solutions plus économiques en termes de mise en œuvre, de délais de chantier, de coût d’infrastructures. Une des pistes pourrait être la préfabrication. On y travaille en intégrant bien sûr les contraintes de la RE 2020. Nous sommes conscients, comme tous les promoteurs, que nous avons un enjeu environnemental fort, pour lequel nous serons attendus tant par les pouvoirs publics que par nos clients. Nous travaillons sur la biodiversité dans nos opérations, sur le paysagement, sur la réduction des îlots de chaleur et sur les énergies renouvelables pour anticiper la fin du gaz imposée. »

 

- Comment se passe ce début d’année 2021 ?

 

appartement neuf abordable Marseille
Urbat va lancer une nouvelle phase du programme neuf Allure à Marseille 12e, soit plus d'une centaine de logements accessibles. © Allure / Marseille 12e / Urbat
« Le début de l’année est poussif et démarre doucement. Nous avons constaté beaucoup d’attentisme sur les premières semaines de janvier avec un regain ces derniers jours. C’est de la manifestation d’intérêt pour l’essentiel, avec des options déposées, mais nous attendons pour le moment la transformation en contrat de réservation. »

 

- Quelles sont vos opérations phares du moment, emblématiques du savoir-faire d’Urbat ?

 

« Nous avons une très jolie opération, le programme neuf Mas Rous à Perpignan, qui est au cœur du savoir-faire d’Urbat, avec du petit collectif et de la maison individuelle, avec des stationnements en extérieur pour faire baisser le coût global. 

Nous avons une opération baptisée Le Clos de la Mathe à Avignon, dans la même logique de produits, qui, là encore, a de bons retours commerciaux. D’ailleurs, globalement, compte-tenu de la raréfaction des produits, nous n’avons pas à nous plaindre de la façon dont nous commercialisons nos programmes neufs. 

Nous allons lancer la deuxième tranche du programme neuf Allure 12e dans le 12e arrondissement de Marseille, qui compte 103 logements en accession. Projet immobilier dont la première tranche a déjà bien fonctionné. Notre recentrage sur le logement économique concerne une cible de prix contenue entre 3 000 et 4 500 €/m², en fonction des territoires. Le pourtour méditerranéen étant déjà cher, c’est la raison pour laquelle nous devons aller chercher des marchés secondaires, comme Arles, Béziers… avec des mix entre collectif et maisons individuelles par exemple. »

Par Céline Coletto

Urbat Promotion en bref

 

Depuis son rachat par Vinci Immobilier, Urbat Promotion veut travailler sur trois axes de développement toujours sur son créneau du logement abordable :

- produire du logement maîtrisé au coeur des grandes métropoles ;

- développer du logement abordable dans les zones périurbaines de ces métropoles ;

- se tourner vers les villes moyennes, d'abord du pourtour méditerranéen comme Arles ou Béziers, puis se développer jusqu'en Ile-de-France, voire l'ouest et le nord de la France dans un second temps.


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