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Malek Rezgui, Sedelka : « proposer des appartements neufs intelligents qui facilitent la vie au quotidien »

Malek Rezgui, président de Sedelka
Malek Rezgui, président de Sedelka, promoteur normand, qui s'ouvre vers le Grand Paris et Lyon avec des appartements neufs intelligents.

Tags : Immobilier neuf Normandie, Sedelka, logement connecté


Malek Rezgui, président de Sedelka, promoteur normand, revient sur le marché du logement neuf en Normandie mais aussi en Ile-de-France et à Lyon où il compte bien développer son activité dans les années à venir. 

- Votre ressenti d’abord sur le marché du logement neuf en Normandie où vous êtes historiquement implanté depuis 46 ans ?

« Comme au niveau national, le marché du neuf est ici dynamique, avec deux grandes concentrations d’activité à Rouen et Caen. Sur les 2 000 logements neufs vendus chaque année en Normandie, la particularité est qu’il s’en vend environ 800 logements neufs à Caen comme à Rouen. 


A cela, s’ajoute aussi le marché de la Côte Fleurie, puis celui de l’Eure et de la Manche. En revanche, comme ailleurs, en raison de la difficulté à obtenir des permis de construire, les mises en vente sont en baisse alors que la demande est très forte. »

- Quel est le niveau d’activité pour Sedelka en cette année 2019 ? Etes-vous également bloqué par la perspective des municipales pour lancer de nouvelles opérations ?

« Nous sommes ralentis au même titre que les autres professionnels de l’immobilier ; mais grâce à un stock de terrains et de fonciers déjà acquis, nous avons plus de produits à vendre que d’autres confrères. Mais je suis certain que l’offre va redevenir disponible après les élections municipales. Face à des taux d’intérêt tellement compétitifs, malgré des prix plus élevés à cause du coût du foncier et des coûts de construction, la demande reste forte et il y a toujours des opportunités d’investir dans le neuf.
Pour ce qui est de Sedelka, le nombre de réservations a augmenté de 36 %, comparé à 2018. Nous estimons notre chiffre d’affaires à 70 millions d’euros et 450 logements neufs réservés en 2019, ainsi que 50 logements vendus en bloc. Cela s’explique par le lancement de plus d’opérations que les autres cette année, notamment sur un emplacement emblématique sur la Presqu’île de Caen, avec le Norway, mais aussi par une forte appétence pour le logement connecté. »

- Vous avez en effet fait le choix il y a quelques années déjà du logement connecté avec un premier boitier baptisé Dommee ; mais finalement, une autre piste technique a été privilégiée, pourquoi ?

« Nous avons pris un pivot stratégique l’an dernier, en laissant de côté notre boîtier Dommee pour s’appuyer sur les box et autres assistants vocaux déjà existants. Nous ne pouvions pas lutter contre le développement de ces box, donc, en lien avec une start-up de Montpellier, nous proposons désormais un système interopérable, totalement invisible, installé dans le système électrique, compatible avec tous les assistants vocaux et qui permet de gérer les volets roulants, l’électricité, le chauffage, la lumière, ainsi que les consommations d’énergie via la box de son choix. Il n’y a plus qu’à brancher sa box une fois dans l’appartement neuf.
Nous sommes convaincus depuis le début qu’il faut faire vivre de nouvelles expériences au consommateur, à l’habitant,
appartement neuf haut de gamme Caen
Sedelka a été désigné lauréat d'un concours sur la Presqu'île de Caen, avec 78 appartements neufs haut de gamme à la clé. © Le Norway / Caen / Sedelka
avec l’achat de services. A l’origine, il s’agissait pour nous d’apporter une solution au vieillissement de la population pour permettre le maintien à domicile ; et cet accompagnement soutient aussi les familles plus jeunes pour des courses, du babysitting… Tout cela, à travers notre système déjà pré-équipé dans les logements, tout en respectant la vie privée. Il s’agit de proposer des appartements intelligents, qui facilitent la vie au quotidien. »

- Le promoteur devra offrir toujours plus de services selon vous ?

« En 2018, 1.7 millions de foyers possédaient un assistant vocal, le marché en 2019 en prévoit 3,2 millions ; mais cela restera un gadget s’il n’est pas intégré directement à l’appartement. Concrètement, nous venons de livrer un premier immeuble pré-équipé : le Zola à Mondeville, près de Caen, avec 130 logements connectés. Une première enquête de satisfaction est en cours ; les premiers retours montrent que les résidents sont tous très surpris de la facilité et la simplicité à mettre en service cette connectivité dans leur logement. Nous allons aussi recenser les besoins futurs de nos résidents. Il faut que la demande vienne de nos utilisateurs. » 

- Quid du logement bas carbone ? Est-ce également une attente des acquéreurs ?

« C’est une attente à laquelle nous savons déjà répondre, puisque la Réglementation thermique 2012 est désormais bien intégrée. Pour ce qui est du bas carbone, ce n’est pas un vrai sujet pour le moment. Je suis surtout attentif aux techniques et au travail des industriels. En tant que promoteur, il va falloir allier bas carbone et durabilité, s’assurer que les matériaux utilisés soient durables dans le temps. S’il y a bien sûr une prise de conscience de nos équipes, en tant que citoyen, le budget de devant pas être un blocage, quid de cet immobilier dans 50 ans ? Exemple avec les actuels panneaux solaires que nous installons. Nous nous rendons compte que les syndics d’immeubles ne les ont pas entretenus trois ans après. Ils n’ont pas encore l’expertise pour gérer ce type d’équipements, qui nécessitent une attention particulière. Je suis donc très vigilant face à cet immobilier bas carbone, car notre métier est avant tout notre passion. »

- Une ouverture récente sur l’Ile-de-France, puis Lyon est prévue. Quels sont les objectifs de votre implantation sur ces nouveaux territoires ?

« Nos équipes ont acquis de l’expérience sur toute la Normandie, jusqu’à Chartres, nous cherchons de nouveaux relais de croissance, alors l’axe Seine vers le Grand Paris, plus grand chantier d’Europe, allait de soi. Nous avons déjà réalisé deux projets immobiliers en Ile-de-France, il y a de la place pour un régional comme nous, d’où l’ouverture de ce bureau francilien cette année avec déjà quelques projets en perspective. Pour ce qui est de Lyon, il s’agit de la deuxième métropole de l’hexagone, avec un vrai tissu économique et industriel, un marché immobilier que nous pensons, pas encore à maturité et qui n’est qu’à une heure de Caen en avion, c’est-à-dire plus proche que Nantes ou Rennes. A terme, notre objectif est de vendre 1 200 logements neufs par an d’ici 2024 sur ces trois marchés : Normandie, Ile-de-France et Grand Lyon. Tout cela, avec toujours le même esprit, le même ADN où la qualité de l’emplacement est primordiale pour créer l’habitat de demain. »

- L’opération emblématique du moment pour Sedelka, c’est le Norway sur la Presqu’île de Caen. De quoi s’agit-il ?

« La Presqu’île de Caen était jusqu’ici une zone industrielle, au bord du canal vers la mer. La collectivité a décidé de reconquérir ce territoire avec de nouveaux équipements comme le Tribunal de Grande Instance et la bibliothèque, le tout rattaché au centre-ville et à proximité de la gare, avec à terme de l’habitat neuf et du bureau. Nous avons donc remporté un des deux fonciers mis en concours avec notre opération « Le Norway », imaginée avec VIB Architecture. Il s’agit d’une opération haut de gamme de 78 appartements neufs, à partir de 4 500 €/m², avec 1 200 m² de bureaux et commerces en pied d’immeuble. Un programme neuf qui séduit des acquéreurs en résidence principale qui souhaitent revenir en centre-ville, des investisseurs qui font dans un premier temps un achat fiscal mais avec un but patrimonial à terme, pour l’occuper ensuite. Nous comptons aussi quelques familles issues d’Ile-de-France qui viennent s’installer dans la région. »

- D’autres opérations emblématiques à évoquer ?

« Nous avons encore de nombreux lancements commerciaux à venir cette année, ainsi que l’an prochain dans le centre-ville de Rouen par exemple, mais aussi à Bois-Guillaume, Mont-Saint-Aignan ou encore à Octeville, près du Havre… Si nous sommes optimistes pour ces opérations, nous sommes en revanche inquiets face au politique restrictive d’ouverture du foncier. Les élus ne prennent pas conscience des besoins de foncier qui existent et de la nécessité à faciliter la densité et donc d’améliorer la qualité de l’espace public en contrepartie. Il ne sera bientôt plus possible de se loger à prix abordable dans les métropoles. Si vous ajoutez à cela, l’éclatement de la cellule familiale, le vieillissement de la population, il va falloir plus de logements neufs et cela nécessite de trouver le bon équilibre en matière de densité. »
Par Céline Coletto

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