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Confirmation : essoufflement de la maison neuve fin 2017

vente maisons neuves 2017
La construction de maisons neuves s'essouffle fin 2017, ce qui devrait entraîner un recul des ventes en 2018.

Tags : Maison neuve, construction neuve, LCA-FFB


Malgré l’anticipation du rabotage du PTZ en zones B2 et C à l'automne, l’année 2017 se termine par un net ralentissement des ventes de maisons neuves en France, selon les chiffres présentés ce jeudi par LCA-FFB.

Comme le laissait entendre les derniers chiffres disponibles, le secteur de la maison neuve est tout juste stable au terme de l’année 2017 en France , selon les chiffres de la LCA-FFB. Les Constructeurs et Aménageurs de la Fédération Française du Bâtiment, forts de ses désormais 1 000 adhérents, viennent de présenter les chiffres du logement neuf et notamment les données fournies par Markemétron pour la maison neuve.

135 000 maisons neuves vendues en 2017


Une année qui montre un essoufflement des ventes, après + 13.7 % en 2015 et + 19.5 % en 2016. Alors que les prévisions tablaient sur 140 000 ventes, ce sont finalement 135 000 ventes qui ont été réalisées en 2017, soit un chiffre quasi-stable : + 1 % en un an.
Après un très bon début d’année, un creux durant les mois de mai et juin en raison de la période électorale, un rebond historique en octobre en anticipation du rabotage du PTZ en zone B2 et C, l’année 2017 s’est terminée au ralenti : « les banques n’ayant plus le temps de boucler des dossiers de financement avant le 31 décembre 2017 et le recentrage des aides », a expliqué Patrick Vandromme, président de LCA-FFB.
2017 reste tout de même la 4ème meilleure année des 12 dernières années, loin du record de 2006 où plus de 168 000 maisons neuves avaient été vendues.
Dans le détail, si en 2016, toutes les régions étaient dans le vert, en 2017 plus que 5 régions étaient en positif comme la Bretagne : + 7 % ou encore PACA et Auvergne Rhône-Alpes : + 6 %, quand l’activité reculait déjà de 7 % en Normandie et 8 % dans les Hauts-de-France.
Preuve de l’essoufflement du marché, sur le dernier trimestre 2017, toutes les régions sont en négatif sauf l’Aquitaine stable et la Bretagne encore dans le vert. Une tendance qui confirme le décrochage à partir de novembre.

Des perspectives en fort recul pour 2018


Si l’année 2017 se termine donc sur une très légère hausse, les perspectives sont inquiétantes pour 2018. Déjà, le mois de janvier sera un « mauvais mois en raison des inondations dans le nord de la France, la première semaine de janvier qui était en période de vacances scolaires », détaille Patrick Vandromme.
A cela, il faut ajouter la suppression de l’APL Accession, environ un millier de maisons neuves en moins construites via le dispositif Pinel en zones B2 et C ou encore la « stigmatisation générale de l’immobilier avec la création de l’IFI ».
L’activité sera plus incertaine malgré le contexte économique favorable et des taux d’intérêt qui restent attractifs. Du coup, LCA-FFB table sur une baisse prévisionnelle des ventes en 8 et 10 %, « confirmée par les trends Internet en recul de 8 % sur le début de l’année », complète le président de LCA-FFB. Cela représente entre 8 000 et 10 000 maisons neuves en moins. « Les aides au logement sont souvent décriées mais elles jouent de façon sensible sur l’activité dans les ventes de maisons neuves », rappelle Dominique Duperret, secrétaire général de la fédération. Et son président de s’interroger : « faut-il attendre une forte baisse des ventes en 2019 comme c’est prévisible pour espérer de nouvelles aides ? ». L'avenir nous le dira.

A quoi ressemble la maison neuve en 2017 ?

L’âge moyen des acquéreurs de maisons neuves en diffus et en groupé est passé de 39 à 45 ans depuis 2010, « preuve du problème de pouvoir d’achat des ménages ». Le nombre de primo-accédants a lui aussi reculé passant de 70 à 50 % en 8 ans, une part variant selon la qualité des aides à l’accession. Dans le même temps, LCA-FFB a noté comme un « glissement des zones », alors qu’il y a quelques années, on ne construisait pas en zone A, aujourd’hui, ce sont entre 30 et 35 % des ventes qui s’effectuent en zones A et B1 et moins en zone C, la « terre d’élection de la construction de maisons. Confirmation que la demande se concentre autour des métropoles, ce qui impacte le prix ». En effet, le prix du foncier en zone C n’aurait pas augmenté ces dernières années alors que cela dépasse les 100 % de hausse dans les zones tendues, ce qui fait une moyenne de 45 % d’augmentation du foncier depuis 2010. Quand il fallait en moyenne 57 400 € pour acquérir un terrain à bâtir en 2010, il faut désormais débourser 82 900 €, avec des parcelles de taille 20 % inférieure en 8 ans. Et cela ne va pas s’arrêter « alors que l’on martèle depuis des dizaines d’années que la construction de maisons neuves artificialise les sols, ce qui limite la libéralisation de nouveaux fonciers ». « Le gouvernement souhaite créer un choc d’offre pour construire moins cher, si on peut parvenir à faire baisser le coût de construction, on ne sait pas faire baisser le prix du foncier », conclut Patrick Vandromme.

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