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Le logement neuf tire tout le BTP en 2017, mais jusqu'à quand ?

chantier immeuble neuf
L'activité dans le BTP pourrait se tasser en 2018 en raison des conséquences de mesures de la prochaine loi de finances, selon la FFB.

Tags : Immobilier neuf, construction neuve, logement neuf, FFB, loi Elan, PLF 2018


Si le logement neuf dynamise toujours l’activité du BTP en 2017, un premier tassement du secteur est attendu pour 2018, voire davantage en 2019 et 2020, compte-tenu des mesures de la prochaine loi de finances. Bilan et perspectives avec la FFB.

Dans son bilan annuel, Jacques Chanut, président de la FFB, Fédération Française du Bâtiment, analyse une fois encore que c’est le logement neuf qui tire l’ensemble de la dynamique du BTP en France en cette année 2017. En revanche, l’activité de l’immobilier neuf pourrait être moindre dès 2018 avec les dispositions de la future loi de finances, dont on ne connaît pas tous les contours précis et cela pourrait influer encore sur ces premières prévisions.
En effet, en 2017, la FFB enregistre une activité en progression de 4,7 % en volume. « Le logement neuf constitue encore une fois le principal vecteur de cette accélération, la production associée s’affichant en progression de 12,8 %, en ligne avec celle du nombre de logements commencés (+11,8 %) qui atteint près de 410 000 unités », précise la fédération, soit un niveau 15 % au-dessus de la moyenne 1980-2016
Dans le logement neuf, le bilan de l’année devrait ressortir à un haut niveau, les ventes augmentant, en glissement annuel, de 2,2 % sur neuf mois à fin septembre du côté des promoteurs et de 4,9 % sur dix mois à fin octobre pour les constructeurs de maisons individuelles.

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En effet, sur les près de 410 000 logements mis en chantier en 2017, soit une hausse de 11,8 % par rapport à 2016, qui enregistrait déjà un accroissement de 9,9 %, le mouvement de hausse concerne en 2017 aussi bien l’individuel que le collectif, avec des progressions respectives de 12,1 % et 11,7 %, permettant d’atteindre 180 000 maisons neuves en chantier et 229 600 appartements neufs commencés.

Un rythme de progression de la construction neuve divisée par deux en 2018


En revanche, l'activité pourrait se réduire dès l'an prochain. Pour 2018, le bâtiment connaîtra une nouvelle hausse de son activité, à hauteur de 2,4 % en volume, soit un rythme de progression divisé par deux, estime la FFB. « Malgré une baisse des mises en chantier d’environ 10 000 unités, imputable aux dispositions prises en loi de finances, le logement, poursuivra son essor, mais de façon beaucoup plus mesurée, à + 3,4 % », explique le président Jacques Chanut.
Dans le détail, en 2018, les permis de construire délivrés pourraient diminuer de 5,7 %, après trois années de hausses particulièrement soutenues. Cette baisse procèdera de deux facteurs principaux comme le rognages des dispositifs PTZ et Pinel dans les zones B2 et C et la dégradation de la solvabilité des ménages dans le neuf, amorcée début 2017.

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Pour la FFB, « l’augmentation rapide et assez soutenue des prix dans le neuf observée depuis le printemps 2015 a entamé le pouvoir d’achat immobilier des primo-accédants les plus jeunes et les plus modestes, alors qu’il n’existe plus guère de marges de manœuvre du côté des conditions de crédit et que les apports personnels s’avèrent déjà mobilisés ».
Toujours d’après les prévisions de la FFB, c’est le non-résidentiel neuf qui devrait permettre de contribuer à augmenter l’activité dans le bâtiment : + 8.9 %. Dans les prévisions pour 2018, « le seul bémol viendra de l’amélioration-entretien, en faible croissance, en lien avec la révision du CITE et les mesures affectant le secteur HLM (hausse du taux de TVA, baisse des loyers) ».
Du coup, au global, à prix constants, l’activité bâtiment ne retrouvera en 2018 que le niveau atteint en 2013, encore très loin des plus hauts enregistrés sur la période 2006-2008, rappelle la FFB.

Les conséquences de la loi de finances pour 2018 sur le BTP


La loi de finances pour 2018 transformera donc profondément l’environnement institutionnel pour le secteur du bâtiment. De fait, plusieurs mesures viendront pénaliser l’activité du secteur, comme la suppression du dispositif Pinel en zones B2 et C.
D’après Jacques Chanut, si « les diverses mesures de la loi de finances relatives à l’immobilier ne pèseront encore qu’à la marge sur l’activité en 2018, portée par l’élan pris en 2017, les années 2019 et 2020 seront vraisemblablement plus difficiles, malgré les mesures structurelles positives annoncées, dans le cadre de la future loi pour l’Évolution du logement, de l'aménagement et du numérique, dont la pleine efficacité ne se fera ressentir qu’à partir de 2021 ».
En effet, la FFB salue déjà plusieurs mesures annoncées dans la future Loi ELAN attendue pour le premier trimestre 2018 comme l’incitation à la libération du foncier, au travers d’un allègement de la taxation de la plus-value sur la vente de terrains à bâtir ou encore la simplification normative et réglementaire ; mais tout en s’inquiétant de mesures aux conséquences plus rapides de la loi de finances pour 2018 par exemple.

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