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Congrès FPI : écrire l’histoire de la ville éco-intelligente

ville éco-intelligente
Le 48ème Congrès de la Fédération des Promoteurs Immobiliers avait pour thème la ville éco-intelligente ou comment passer de l'utopie à la réalité.

Tags : Immobilier neuf, logement neuf, FPI, promoteur immobilier, écohabitat, ville durable


Avant d’accueillir le G7 l’an prochain, Biarritz recevait cette semaine le 48ème Congrès National de la Fédération des Promoteurs Immobiliers autour de la thématique de la ville éco-intelligente. Retour sur deux journées d’intenses réflexions pour la profession.

48ème Congrès de la FPI, Fédération des Promoteurs Immobiliers à Biarritz - Pendant deux jours, plus de 400 congressistes ont assisté à des débats et autres tables-rondes sur la thématique de la ville éco-intelligente ou comment l’immobilier neuf de demain devra s’adapter à la révolution numérique et à la nécessaire prise de conscience environnementale.


C’est bien sûr Alexandra François-Cuxac, présidente réélue à la tête de la FPI pour un deuxième mandat, qui a ouvert à domicile les débats avec le maire biarrot, Michel Veunac, qui exhortait, lui, les promoteurs à « placer l’humain au cœur de l’habitat » pour créer un « modèle ambitieux » de ville durable et intelligente. Un maire lui-même confronté dans la 3ème ville la plus dense du département des Pyrénées-Atlantiques, avec la loi Littoral, la proximité de l’aéroport, à trouver des « niches foncières », expliquait-il.
Alors que, selon lui, « les promoteurs portent une responsabilité de plus en plus déterminante dans l’acte de construire », Luc Belot, ancien député du Maine et Loire, rapporteur de la loi numérique, devenu récemment directeur général de Réalités Hub 5, filiale du promoteur nantais Réalités, lui répondait que la France avait la chance d’avoir des élus qui décidaient localement et qu’ils devaient en profiter.
Des élus qui « doivent faire passer leur territoire de l’informatique au numérique », en allant plus loin que la Civil Tech participative comme la pratique Biarritz : « Inutile de partir de la data, si l’on en oublie les usages ». Et de prendre l’exemple de la mobilité.
Alors que l’Europe compte 280 millions de véhicules aujourd’hui, que les prévisions tablent sur un recul du nombre de voitures à 200 millions en seulement 12 ans, en 2030, pourquoi, s’interroge-t-il, les PLU et donc les élus imposent-elles toujours autant de places de stationnement à construire pour chaque logement neuf ? « Il faut déjà penser au changement d’usages, se pencher sur les enjeux de l’usage », concluait Luc Belot.
Il a en effet beaucoup été question d’écomobilité lors de ces deux journées de congrès, notamment lorsque Brice Fabry, monsieur « stratégie zéro émission » de Nissan, leader mondial du véhicule électrique, est venu expliquer aux promoteurs la nécessaire prise en compte de la recharge de ces voitures qui représenteront très vite la moitié du parc
Alexandra François-Cuxac FPI
Réélue à la tête de la FPI, Alexandra François-Cuxac s'exprime devant le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard. © FPI France
automobile, sous peine d’amendes exorbitantes de la part de l’Europe. Loin d’un « effet de mode pour bobos du 18ème arrondissement de Paris », prévient-il. Recharge des voitures mais aussi solution de stockage de l’énergie dans leurs fameuses batteries et pourquoi pas d’alimentation en consommation électrique de maisons, comme c’est déjà le cas pour 9 000 maisons au Japon.

Dijon, exemple de la ville connectée


Concrètement, était aussi évoqué l’exemple du projet « On Dijon » ou comment la capitale bourguignonne a mis en place un poste de pilotage connecté pour avoir un service public de meilleure qualité autour de la sécurité, de l’éclairage public, de la priorité donnée aux bus… Outre une rue test où pourront être expérimentés de nouveaux services, cette gestion connectée de l’espace urbain doit permettre des économies d’énergie, mais aussi de la mutualisation de maintenance, tout en attirant start-ups et écoles d’ingénieurs testant grandeur nature leurs innovations.
D’où la vigilance évoquée par Stéphane Keïta, président de la SCET, qui demandait à ce que les promoteurs, les collectivités « racontent une histoire » pour expliquer à la population le sens des projets : « une phase importante dans la constitution de la ville intelligente est de prévoir de rendre des comptes ». Sentiment confirmé par Chantal Jouanno, l’ancienne ministre, désormais présidente de la Commission Nationale du Débat Public, développant que lors des concertations avec les riverains et autres débats publics avec les habitants, il fallait toujours expliquer pourquoi certaines orientations n’étaient pas retenues.
Ce que fait la ville de Bilbao où, a témoigné un des représentants de la ville espagnole, « le musée Guggenheim n’est que le sommet de l’iceberg ». Si en 20 ans, la ville a multiplié par 10 le nombre de ses visiteurs et de ses événements, « sans utiliser un mètre carré de vert », c’est en « éliminant les barrières », en « rendant l’accessibilité universelle », par de l’enfouissement de rails ou d’infrastructures routières, en réhabilitant du patrimoine construit, en construisant 32 ascenseurs urbains et ce « dans tous les quartiers de la ville où un nouveau cœur a été créé », afin de concerner tous les habitants, même la population vieillissante qui s’y déplace plus aisément.

Vers une ville plus inclusive


Comment rendre la ville plus inclusive dans l’avenir ? Voilà aussi les enjeux du métier de promoteur dans l’avenir : « nos villes ne peuvent plus décevoir leurs habitants comme depuis 40 ans », expliquait Alexandra François-Cuxac en clôture de la première journée, notamment vis-à-vis des seniors.
Ils représentent 15 % de la population aujourd’hui, 32 % bientôt, « comment peut-on parler d’exclusion alors qu’ils représentent un tel nombre d’habitants ? », s’interrogeait même Muriel Dunoyer, présidente du laboratoire Vivalib : « devenir retraité n’implique pas que l’on souhaite vivre ensemble ! », appuyait-elle en évoquant les résidences seniors. « Encore une fois, on a vendu des résidences seniors en défiscalisation, sans se préoccuper de l’usage », confirmait Franck Dondainas, président du groupe Quartus.
A l’espace jour/nuit des logements neufs, les seniors ont besoin eux « d’un espace de vie » pour la journée car ils ne sortent pas pour aller travailler. Outre l’accessibilité, l’évolutivité de leur habitat doit désormais se penser pour permettre la présence d’un tiers, de la téléassistance grâce au numérique…
Mais plus loin que la téléalarme en cas de chute ou d’incendie, le numérique doit désormais se penser pour prévenir les incidents avec de la téléassistance reliée à un pilulier connecté ou directement à une montre capteur qui prendrait automatiquement les constantes médicales du résident, détaillait Muriel Dunoyer. Face au vieillissement de la population, le promoteur Quartus dans ses nouvelle résidences seniors et Vivalib, réfléchissent donc à un accompagnement santé pour retarder le placement médicalisé. L’usage et l’usager au cœur des décisions et des projets pour que la fameuse « Smart City » reconnecte et plutôt que raconter une histoire, le slameur Fish le Rouge déclamait en conclusion aux promoteurs « non l’écrire, avec le positif en ligne de mire ».
Le Congrès de la FPI a été aussi l'occasion de conclure le concours des Pyramides d'Or, récompensant 8 programmes neufs dans 8 catégories. Retour sur le palmarès 2018 des Pyramides d'Or : un programme neuf de Nantes récompensé

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