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Alexandra François-Cuxac, FPI : « participer à la construction d’une ville éco-intelligente »

Alexandra François-Cuxac, présidente de la FPI
La présidente de la Fédération des Promoteurs Immobiliers, Alexandra François-Cuxac souhaite mettre en avant la ville éco-intelligente en 2018. © Anna Camerac / Markimage

Tags : Immobilier neuf, promoteur immobilier, FPI, Alexandra François-Cuxac, logement neuf


Présidente de la FPI, Fédération des Promoteurs Immobiliers, Alexandra François-Cuxac a souhaité mettre en avant le thème de la transition énergétique à l’occasion des Journées d’Études Professionnelles 2018 car, il reste beaucoup à faire selon elle pour que les promoteurs s’approprient ce sujet de la « ville éco-intelligente ».

- Qu’est-ce qui explique que la thématique de la transition énergétique a du mal à s’imposer dans la promotion immobilière et notamment dans le logement neuf ?

« C’est vrai en zones tendues, ça l’est moins en zones détendues dans le résidentiel. S’il est difficile d’obtenir un véritable intérêt de la valeur verte dans le logement, les bâtiments vertueux sont légion dans l’immobilier d’entreprise. La contagion se fera peut-être par les services et les usages dans les bureaux auxquels les salariés s’habitueront et qui l’exigeront ensuite dans leurs logements.
On en est clairement au stade de la sensibilisation de la filière, d’où ces deux journées professionnelles dédiées à cette thématique. Nous faisons de la pédagogie car c’est un sujet complexe lié au numérique, à l’énergie… Il y a quelques entreprises porte-drapeaux mais il est vrai que toute la filière ne suit pas. Il y a quelques innovations grâce à des start-ups ou à des services mis en place dans des résidences ; mais cela nécessite une adaptation juridique par rapport au statut des copropriétés par exemple. De très nombreuses questions se posent encore : est-ce que l’on construit un bâtiment durable si on construit un bâtiment connecté ?
Oui aux bâtiments vertueux écologiquement ; mais attention au confort des ménages si les calculs sont faits avec une température ambiante de 19 degrés par exemple. Il faut donc trouver un juste milieu et le promoteur a un rôle central d’expérimentations, de conseils, de recommandations et de pédagogies auprès des acquéreurs… »

- Est-ce que vous jugez les exigences gouvernementales en matière de performances énergétiques pertinentes ?


« Oui, c’est pertinent mais nous restons vigilants car les promoteurs sont les gardiens des coûts pour nos clients et du fonctionnement dans le temps de ces bâtiments durables. Nous avons beaucoup parlé de cette notion de confort d’usage durant ces JEP 2018 car nous en sommes à une étape de transition, entre l’élaboration technique et la sphère d’opérationnalité au quotidien. Il faut pas oublier que nous fabriquons l’habitat du quotidien et il s’agit de créer un rapport entre ce bâtiment de plus en plus intelligent et sa ville qui avance. Cette notion de ville éco-intelligente que nous allons développer durant toute cette année à la FPI. »

- Est-ce que les promoteurs sont aussi sensibilisés à la thématique de la santé dans l’habitat ? Avec par exemple des cloisons dépolluantes dans les logements ?

« La filière industrielle a un rôle important et vertueux à jouer sur cette thématique. Ils doivent rendre lisibles leurs innovations pour l’insérer dans cette démarche durable, tout en maîtrisant les coûts. Les industriels sont trop souvent absents des débats. C’est pour cela qu’il y a de la pédagogie à faire pour mettre à niveau tous les interlocuteurs : architectes, opérations, promoteurs… Est-ce que la promesse de telle innovation est tenue ? Pour quels usages en expérimentation ? Il y a un travail de remontées à effectuer mais aussi à mesurer. »

- Sur quoi peut reposer la croissance verte dans l’habitat, selon vous ?

« En lien avec ce qui a pu être évoqué à la conférence de consensus sur le logement, il y a un modèle des villes moyennes à inventer, pour lutter contre l’artificialisation des sols. Cela ne doit pas se faire par un transfert des modèles des métropoles vers celui des villes moyennes ; mais nous devons être volontaires autour des centres-bourgs pour donner de la croissance à ces villes. Il y faut de l’emploi, un cadre de vie agréable et des prix qui restent bas, sans sacrifier la qualité. Exemple avec Cahors, à une heure de Toulouse, qui doit offrir autre chose que le métropole. Il faut imaginer des territoires d’avenir le plus autonome possible. »

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