Recherche d'articles
 
 
Les informations de l'immobilier neuf : tout savoir de l'immobilier neuf
Le spécialiste pour trouver un logement neuf
Où ?
  • Pour habiter
  • Pour investir
  • Terrains
  • Constructeurs
Trouver

Astuce : nos filtres en pages de résultats vous permettront d'affiner votre sélection

Interviews Edition du

Guillaume Hadjigeorgiori, Merci Raymond : « végétaliser l'immobilier neuf en créant des projets pérennes »

Guillaume Hadjigeorgiori, Merci Raymond
Guillaume Hadjigeorgiori, cofondateur de la PME, Merci Raymond, spécialisée dans la végétalisation de l'immobilier.

Tags : Immobilier neuf, végétalisation, îlot de fraîcheur, Merci Raymond


Cofondateur de la jeune PME, Merci Raymond, Guillaume Hadjigeorgiori évoque l’écosystème fertile : fermes urbaines, toits-potagers ou simples îlots de fraîcheur. De quoi créer des circuits courts tout en verdissant la ville et les programmes immobiliers neufs. 



- En quoi consiste votre entreprise Merci Raymond ? Et d’abord pourquoi ce choix de nom ?

« C’est le prénom du grand-père de mon associé Hugo, qui est agriculteur dans le Sud-Ouest, « Merci Raymond », c’est un moyen de le remercier pour cet amour de la nature, cette culture de la terre, que nous essayons de faire cohabiter avec les acteurs de l’immobilier. L’objectif de notre entreprise, c’est de reconnecter les cités à la nature et d’accompagner les villes pour en faire des villes plus vertes et plus gourmandes. Pour cela, nous allons accompagner des acteurs privés, publics : des foncières, des promoteurs immobiliers, des institutions, des entreprises… Nous intervenons à différentes étapes. A la fin d’un projet immobilier, on va végétaliser l’intérieur de tiers-lieux comme des espaces de coworking ou des espaces spécifiques dans les bureaux pour créer par exemple des îlots de fraîcheur. Plus en amont, on va pouvoir travailler sur l’impact social, en sollicitant les habitants, les associations locales, les villes… en marge de la création d’une ferme urbaine. Il s’agit d’aider à l’intégration de ces projets aux besoins du terrain : que ce soit en toiture, en sous-sol, sur des friches ou en pleine terre. Nous avons aussi un impact économique en valorisant une partie du foncier qui n’était jusqu’alors peu valorisé comme des parkings ou en intégrant des artisans ou commerçants locaux dans nos projets : des brasseurs avec des projets d’houblonnière, des restaurateurs qui vont acheter une partie de la production de légumes issue de nos cultures. Cela permet aussi de créer de l’emploi direct avec des maraîchers, des animateurs, des formateurs de ces fermes urbaines. »


- Vous existez depuis cinq ans, comment votre activité se développe ? Est-ce plus facile de faire valoir vos projets de végétalisation à la suite des périodes de confinement ?

« Il y a aujourd’hui une attente de tout citadin d’avoir du vert en ville, du vert chez soi et donc, les acteurs décisionnaires sont plus à l’écoute de ces demandes. Cela va pouvoir permettre à l’échelle de bâtiments du quotidien, l’intégration de jardins partagés, de toitures animées… quant à l’époque cela pouvait être vu comme secondaire. »


- Comment ça coûte de végétaliser un immeuble neuf aujourd’hui ?

« Il y a des projets en low-tech en culture urbaine qui sont très accessibles, avec un faible impact sur le budget global d’un projet immobilier. Des investissements avec des serres en toiture ou de l’hydroponie seront plus onéreux. A voir donc selon l’ambition des projets.
L’impact

végétalisation programmes neufs
Merci Raymond développe de nombreux projets en région parisienne, en hypercentre comme dans certaines banlieues pour créer du lien social.
pour le promoteur sera aussi de valoriser des espaces pas accessibles au départ ; mais également de proposer une programmation plus riche pour les utilisateurs… et donc du coup d’aider à la commercialisation d’un programme neuf. »


- Quel avenir dans le temps pour ces structures végétales ? Quid du poids de leur entretien sur les charges d’une copropriété ?

« Il faut en effet réfléchir à comment trouver les fonds pour supporter dans le temps le coût de ses espaces verts ou fermes urbaines. Plusieurs solutions : cela reste à la charge de la copropriété et dans ce cas-là, il faut prévoir des passages d’entretien moins réguliers ; mais l’idée est alors que chaque passage soit animé, un moment pour que les habitants puissent se retrouver entre voisins autour de ce jardin partagé, un moyen d’apprendre les gestes de plantations ou d’entretiens pour qu’ils puissent continuer cette dynamique en dehors des passages réguliers.
Autre axe : sur des espaces moins privés, davantage publics, c’est par exemple trouver un restaurateur pour qu’il rachète une partie de la production afin de diminuer le coût supporter par la copropriété. »


- Quel rôle à la végétalisation pour lutter contre les îlots de chaleur ? Comment vos projets créent des îlots de fraîcheur dans les villes ?

« La nature en ville contribue à baisser la température. Certaines méthodologies parviennent même en effet à créer des îlots de fraîcheur. L’Ademe a mené une étude sur 25 cas concrets de végétalisation pour évaluer les avantages de la végétalisation. De notre côté, nous installons des capteurs pour récupérer de la donnée sur certains sites et les analyser. »


- Quels projets développez-vous actuellement ?

« En résidentiel, nous accompagnons Bouygues Immobilier à Strasbourg Les Deux Rives sur une programmation de logements, coliving et bureaux avec un aménagement d’espaces en toiture et du productif. Avant même le dépôt du permis de construire, nous avons pu trouver un maraîcher, une association locale et un restaurateur pour créer cet écosystème permettant un projet pérenne. 
Nous travaillons aussi avec des foncières de centres commerciaux pour dynamiser des zones de parking où nous intégrons des projets de ferme urbaine avec une houblonnière, des brasseurs, des associations de quartier et de jardinage, de la restauration type food-truck ou container équipé. Double enjeu : animer l’espace commercial et verdir l’ensemble immobilier.
Nous avons également lancé en propre il y a un an et demi, le Relais, un restaurant au rez-de-chaussée d’un espace de coworking, avec 300 m² de toiture où l’on cultive des aromates et des fleurs comestibles sur des potagers verticaux. Le restaurant utilise les récoltes et sert de liens avec tous les acteurs de l’agriculture urbaine ou péri-urbaine, c’est-à-dire avec un producteur de fraises en container, un agriculteur qui fait pousser des endives dans des sous-sols, ou encore des

programmes neufs verts
Façade, toiture, sous-sol, espace en pleine terre, tout se prête ou presque à un projet de végétalisation...
acteurs en péri-urbain qui nous fournissent en fruits et légumes. Dans ces lieux-là, nous créons des événements régulièrement qu’on appelle les apéros des producteurs où tous les habitants du quartier sont les bienvenus pour venir rencontrer ces agriculteurs. »


- C’est l’avenir la végétalisation ? Trouvera-t-on bientôt des toitures ou façades végétalisées partout ?

« La végétalisation améliore le bien-être. Les collaborateurs sont demandeurs d’espaces plus verts au sein de leur entreprise. Pour ce qui est des toitures avec des espaces plus productifs, il s’agit de trouver une finalité à ces projets et de coconstruire cela autour d’une vraie demande. De quoi assurer la pérennité de ces projets. C’est cette méthodologie-là que nous poussons pour que cela devienne comme un réflexe et une réponse qui ait un sens. 
En parallèle, face aux documents d’urbanisme qui limitent parfois le développement des projets de végétalisation en toiture ou autre, nous ouvrons de plus en plus le dialogue avec les collectivités en leur donnant notre cahier des charges techniques pour que cela puisse s’intégrer plus facilement sur des projets immobiliers. » 

Par Céline Coletto

NOS PARTENAIRES A VOTRE SERVICE

Comparez gratuitement les offres de plus de 100 banques

Comparez gratuitement les offres de plus de 100 banques

Crédit Immobilier
Simulation loi Pinel

Réalisez une simulation d'investissement loi Pinel 2021

Simulation loi Pinel
Simulateur Prêt à taux zéro 2016

Calculez gratuitement le montant de votre Prêt à Taux Zéro 2021

Simulation gratuite PTZ
bot