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Lauric Berthier, Xerfi : « Investissement de rigueur pour la construction bois »

Lauric Berthier Xerfi
Lauric Berthier, chargé d’études du groupe Xerfi, a publié une étude sur la filière bois et ses perspectives à court terme. © Sensations / Strasbourg / Bouygues Immobilier

Tags : Construction, écoconstruction, construction bois, Xerfi


Alors que la RE 2020 fait la part belle à la construction bois, découvrez comment la filière bois va devoir investir pour répondre aux fortes attentes, grâce à une analyse du groupe Xerfi, pilotée par l'analyste Lauric Berthier.



Le cabinet Xerfi a enquêté et publié une étude dédiée au marché de la construction bois, à l’aune de la RE 2020. Quel scénario attendre à l’horizon 2023 ? Quelles perspectives et stratégies de croissance pour les acteurs alors que le marché est en pleine pénurie de bois de structure et que les prix s’envolent ? Eléments de réponses avec Lauric Berthier, chargé d’études du groupe Xerfi.

 

- Quelles sont les perspectives du marché français de la construction bois ? 

 

« Le secteur de la construction bois évoluait dans un environnement particulièrement favorable depuis 2016. Une croissance économique soutenue et des conditions de financement très avantageuses incitaient en effet les agents : ménages, entreprises, bailleurs, collectivités, investisseurs… à lancer des projets de construction. Sans oublier plusieurs plans de soutien et autres initiatives pour favoriser la structuration de la filière et promouvoir l’usage de ce matériau dans la construction. 

La crise sanitaire a mis un terme à cette dynamique de croissance avec un chiffre d’affaires tombé à 1,68 milliards d’euros en 2020 tandis que les performances d’exploitation des CMistes et constructeurs bois ont plongé faute de pouvoir ajuster leurs coûts à chute de revenus. Les inquiétudes liées à la montée possible du chômage et à la baisse réelle du pouvoir d’achat ont en effet pesé sur la demande de maisons individuelles neuves en bois. 

Dans le logement collectif neuf, la baisse de la demande : parc social, intermédiaire ou privé, a engendré un certain attentisme chez les investisseurs particuliers et les bailleurs sociaux. La construction bois non résidentielle a également été durement touchée en raison de la crise majeure traversée par l’immobilier de bureaux et de commerces liée à la généralisation du télétravail, à la montée du e-commerce et aux nombreuses défaillances à venir. 

En revanche, les entrepôts logistiques et établissements de santé ont été très attractifs pour les investisseurs dans ce contexte de crise sanitaire. A la faveur d’un rebond mécanique post-crise, le chiffre d’affaires de la profession se redressera de 2 % par an entre 2021 et 2023 pour s’établir à 1,78 milliards d’euros, selon notre scénario. Ce sera toutefois insuffisant pour retrouver le niveau des revenus de 2019. »

 

- La vague verte et la RE 2020 ne seront-elles pas des bouffées d’oxygène ? 

 

« L’arrivée d’un grand nombre d’élus écologistes à la tête de grandes municipalités devrait en effet favoriser les autorisations de permis de construire et les gains d’appels d’offres publics de projets bois ou mixtes : bois-béton, bois-métal. Ce phénomène a surtout révélé l’engouement des Français pour les questions environnementales et placé ce sujet au cœur des préoccupations politiques. Dans ce contexte, de nouveaux plans de soutien à la filière bois et donc au secteur de la construction bois devraient voir le jour ces prochains mois, dopant ainsi l’activité des professionnels. 

La valeur verte des bâtiments : valeur nette additionnelle d’un bien immobilier dégagée grâce à une meilleure performance environnementale, ne laisse pas non plus indifférent les investisseurs. Celle-ci permet en effet aux propriétaires de communiquer vers l’extérieur sur l’excellence de leur patrimoine tandis que les locaux verts peuvent s’inscrire dans une politique RSE d’entreprise en raison du confort gagné pour ses occupants. 

Outre cette poussée verte, la filière pourra compter sur le renforcement de la réglementation thermique : RE 2020, qui entrera en vigueur en 2022, pour se développer. La profession profitera de fait de la nécessité de réduire drastiquement l’empreinte environnementale des bâtiments neufs et donc de recourir plus systématiquement aux matériaux biosourcés, au moins en partie. Par conséquent, nous estimons que la part de marché du bois dans la construction gagnera deux points par rapport à 2020 pour atteindre 8 % en 2023. » 

Lire aussi - RE 2020 : le texte officiel est paru

 

- Quelles initiatives peut prendre la profession pour gagner des parts de marché ? 

 

écoconstruction bois
Des promoteurs immobiliers ont déjà investi dans la construction bois comme ici à Strasbourg avec l'un des plus importants projets bois tricolores.
« Les professionnels de la construction bois vont devoir passer à la vitesse supérieure pour répondre aux besoins et aux exigences du marché en matière de typologies de bâtiments, réglementation, performances énergétiques... En d’autres termes, ils vont devoir investir. Pour réaliser des économies d’échelle, gagner en productivité et réduire les nuisances sur site, les constructeurs bois capitalisent sur leur capacité à préfabriquer les bâtiments en usine. Ce qui passe par des investissements dans leur outil productif. 

Le déploiement du BIM, en cours, est aussi un bon moyen d’optimiser la réalisation des éléments constructifs hors site. La maquette numérique permet en effet de réduire les erreurs, de faciliter les échanges entre les différents corps de métier ou encore d’intégrer les contraintes de terrain dès la conception. A condition de se doter des compétences numériques qui leur font encore souvent défaut. 

L’innovation et le développement de matériaux mixtes sont aussi au cœur des stratégies des professionnels qui cherchent à améliorer les caractéristiques techniques du bois. Les acteurs intègrent également de plus en plus de technologies aux bâtiments pour répondre aux attentes grandissantes des clients et effacer l’image rustique du bois. Souvent cantonnés localement, ils tentent de sortir de leur département ou région d’origine pour conquérir de nouveaux marchés géographiques. On aura compris que le développement et la structuration de la filière bois dépendent en partie de l’ampleur de l’engagement des géants du BTP et de la promotion immobilière. Déjà, les ambitions et stratégies bas carbone de Bouygues ou Icade, qui font la part belle au bois, sont encourageantes. » 

Par Auteur invité

Source : groupe Xerfi


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