Recherche d'articles
 
 
Les informations de l'immobilier neuf : tout savoir de l'immobilier neuf
Le spécialiste pour trouver un logement neuf
Où ?
  • Pour habiter
  • Pour investir
  • Terrains
  • Constructeurs
Trouver

Astuce : nos filtres en pages de résultats vous permettront d'affiner votre sélection

Interviews Edition du

Fabien Rolland, Sacib : « Pas d'afflux de Parisiens à Saint-Malo »

Fabien Rolland Sacib Saint Malo
Fabien Rolland, directeur de l'agence de Saint-Malo de la Sacib, évoque la sortie de confinement sur le marché du logement neuf de la Côte d'Emeraude.

Tags : Immobilier neuf, promoteur immobilier, Sacib, immobilier neuf Saint-Malo, immobilier neuf Dinard


Directeur de l’agence de Saint-Malo à la Sacib, Fabien Rolland revient sur la période de confinement mais surtout sur les atouts de ce promoteur familial, 50 ans d'existence, désormais adossé au groupe Lamotte, pour passer le cap de la crise économique qui se profile.

- Retour d’abord sur le confinement, comment la Sacib a traversé cette période ? 

« Le reprise en termes d’activité s’est faite en plusieurs étapes, avec une montée en puissance. Nous n’avons jamais vraiment arrêté. Comme le bâtiment était une activité essentielle pour la nation, selon le gouvernement, les chantiers devaient reprendre. Il s’agissait d’assurer la continuité de l’entreprise mais en préservant surtout la sécurité de nos collaborateurs : tant en interne que ceux de nos entreprises partenaires. A mi-avril, 80 % de nos chantiers avaient repris mais en mode dégradé. Depuis le déconfinement, cela s’accélère notamment chez les fournisseurs de matériaux par exemple, mais tout n’est pas encore à plein. Nous avons passé cette crise mais nous ne sommes pas encore sortis des différents impacts qu’il pourrait y avoir dans l’avenir à la suite du Covid. »

- Est-ce que cela va entraîner des retards de livraison sur certaines de vos opérations ?

« Même si nous avons pu reprendre très tôt, malgré notre implication en tant qu’entreprise, actrice de l’immobilier neuf sur la côte malouine depuis 50 ans, adossée au groupe Lamotte depuis deux ans, à relancer l’activité, le retard pris durant les plus de deux mois de confinement, ne sera pas totalement rattrapé. Nous avons prévenu nos clients d’un trimestre de décalage, en mettant tout en œuvre pour rattraper ce retard ; mais il est encore trop tôt pour savoir si cela pourra se faire d’ici la fin de l’année. »

- Dans quelle mesure les acquéreurs sont de retour ? 

« C’était une grande incertitude avant le 11, mais depuis le déconfinement, nous avons retrouvé notre rythme habituel de commercialisation, c’est-à-dire environ 25 ventes par mois et même, bonne surprise : cela est monté jusqu’à 35 ventes mensuelles ces dernières semaines. Il s’agit d’une reprise assez forte résultant du cumul du retard pris dans les signatures et l’arrivée de nouveaux clients qui s’étaient renseignés durant le confinement.
Nous n’avons jamais cessé d’avoir des demandes de renseignements ; mais même si la dématérialisation s’est accélérée avec une signature désormais 100 % électronique de nos contrats de réservation, il faut rencontrer nos clients. Cela passe par des visites sur le terrain, de programmes témoins ou pour le choix des prestations ; mais cela nécessite aussi et surtout l’instauration d’un climat de confiance auprès de nos acquéreurs qui sont principalement des locaux, issus des départements avoisinants. Cette confiance est la clé pour aller jusqu’à la livraison dans de bons termes. Reste qu’il est vrai que nous sommes surpris de la forte dynamique observée ces dernières semaines, à voir maintenant si cela va perdurer. »

- Est-ce que les demandes des clients ont changé avec ce confinement ?

« L’antériorité de notre agence sur la côte, notre connaissance de la demande, fait que nous n’avons pas attendu le Covid pour systématiser des espaces extérieurs dans tous les logements que ce soit balcon, loggia,
appartement neuf Dinard 35
Depuis le déconfinement, la Sacib a lancé deux programmes neufs de standing à Dinard, d'une quinzaine de logements chacune. © Bella Cruz / Dinard / Sacib
terrasse ou jardin privatif pour les appartements en rez-de-chaussée. C’était déjà la norme chez nous. Ce qui a changé en revanche, c’est que les appartements en rez-de-jardin se vendent un peu plus vite. 
Mais dans l’expression des besoins des clients, pas de révolution. Nous n’avons pas eu de demandes sur des logements plus grands pour pouvoir y installer un bureau par exemple. C’est toujours le budget qui va primer. En sachant que dans notre région, nous ne sommes pas confrontés aux mêmes problématiques qu’en région parisienne par exemple avec les heures de bouchons ou de transports, qui pourraient entraîner davantage de télétravail. Aujourd’hui, nos clients attendent toujours un logement neuf bien conçu, bien construit, au bon endroit et au bon prix. »

- Est-ce que la répartition de clientèle a évolué ?

« Pas de bouleversement. Nous avons surveillé l’arrivée de acheteurs parisiens par exemple et cela n’a rien changé. Nous avons toujours une majorité d’investisseurs en loi Pinel à Saint-Malo, puisque étant en zone B1, pour 30 % de résidences principales et 10 % de résidences secondaires. En sachant que trois-quarts de nos acquéreurs sont bretons ou issus des départements limitrophes à la Bretagne. Notre proportion d’acheteurs parisiens est toujours d’environ 10 %. »

- Les élections municipales ont enfin rendu leur verdict avec notamment deux nouveaux maires à Dinard et Saint-Malo, est-ce que la vague verte nationale pourrait amener à limiter certains projets immobiliers dans votre région ?

« Il est beaucoup trop tôt pour savoir comment ces maires vont agir en matière d’urbanisme. Je reste persuadé qu’un maire est élu sur un programme propre à ses administrés et sa commune et que la tendance nationale ne devrait pas influencer, chaque commune ayant ses contraintes particulières. 
Reste que le sujet de l’urbanisme a été un sujet fort de tous les candidats à Saint-Malo. Certains projets immobiliers d’équipes précédentes sur des points très particuliers : problèmes de hauteur, d’artificialisation des sols, ont en effet créé de vraies crispations des habitants. Aujourd’hui, il va donc falloir rencontrer rapidement ces nouveaux maires pour appréhender au mieux leurs attentes et connaître leur position pour les accompagner dans le développement de leur commune. 
Tout le paradoxe est qu’on réclame du logement plus accessible, des équipements type médiathèque ou piscine, qu’on regrette entre candidats la perte d’habitants mais sans vouloir de nouvelles constructions sur des terres agricoles, sans vouloir de hauteur… Il y a un discours antinomique et il va falloir faire preuve d’une communication participative pour mieux accompagner les projets des nouveaux maires. » 

- Des lancements commerciaux en vue ? Quelles sont les opérations emblématiques du moment ?

« Nous avons lancé depuis le 11 mai deux opérations de haut standing sur Dinard : les Dinardaises et Bella Cruz. Il y avait des attentes fortes autour de ces programmes neufs à Dinard de 14 logements.


Nous
logement neuf Saint-Malo
Particularité de la Sacib: proposer une très large gamme de produits, maison individuelle groupée, appartement en collectif, terrain à bâtir... © Le Grand Jardin / Saint-Malo / Sacib
nous préparons à lancer d’ici la fin de l’année un total de six nouvelles opérations en collectif, en intermédiaire, en maisons individuelles groupées et en terrains à bâtir. Cela permet de proposer une gamme la plus large possible, avec du coup une gamme de prix la plus large possible également. Cela fait un total d’environ 250 logements neufs, dont la très attendue opération Quai Salvador sur l’ancien site de la SNSM, face aux bassins à Saint-Malo intra-muros. Trois lotissements, soit une centaine de terrains à bâtir sur Saint-Malo Agglomération, sont également prévus dès cet été, dans un contexte de peu de foncier disponible mais d’une très forte demande. Nous sommes toujours en sous-offre permanente dans notre secteur, revers de la médaille d’être en façade maritime. »

- Quid de l’avenir après la période de rattrapage que vous avez évoqué ? 

« Nous tenons à la mixité dans nos opérations. En imaginant que les primo-accédants seraient les premiers touchés par la crise économique dès cette fin d’année, nous produisons une gamme très large de logements neufs, en termes de typologie : du studio au six-pièces, mais aussi en termes de prix : de 100 000 € à 1 million d’euros, de 3 000 €/m² à 8 000 €/m², de l’appartement neuf à de la maison groupée ou du lot à bâtir… De quoi passer le cap de mois potentiellement plus difficiles. C’est une chance d’avoir une clientèle très large. Nous sommes aussi partenaires du foncier coopératif malouin qui est un autre outil pour réaliser du démembrement à destination de primo-accédants ayant des difficultés d’accès au crédit immobilier. C’est cette multitude de produits sur le Nord Ille et Vilaine et la Côte d’Emeraude qui devrait nous permettre de franchir cette crise, sans oublier la complémentarité apportée par le groupe Lamotte ».
Par Céline Coletto

NOS PARTENAIRES A VOTRE SERVICE

Comparez gratuitement les offres de plus de 100 banques

Comparez gratuitement les offres de plus de 100 banques

Crédit Immobilier
Simulation loi Pinel

Réalisez une simulation d'investissement loi Pinel 2020

Simulation loi Pinel
Simulateur Prêt à taux zéro 2016

Calculez gratuitement le montant de votre Prêt à Taux Zéro 2020

Simulation gratuite PTZ
bot