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Prêt relais ou revente avant achat : quelle stratégie choisir en 2026 ?

Le prêt relais permet d’acheter un nouveau logement avant la vente du bien immobilier actuel. Mais est-ce rentable ? © Shutterstock

Tags : Crédit immobilier, prêt immobilier, prêt relais, crédit relais, MeilleurTaux


Acheter avant d’avoir vendu : longtemps jugé risqué, le prêt relais retrouve des couleurs auprès des secundo-accédants. Fonctionnement, profils concernés, coûts réels et précautions à prendre avant de changer de logement, voici tout ce qu’il faut savoir sur le crédit achat revente.



Longtemps considéré comme coûteux et risqué, le prêt relais revient au cœur des stratégies de secundo-accession. Dans un marché immobilier où les délais de vente restent parfois incertains, ce financement permet d’acheter un nouveau bien sans attendre la cession du précédent logement. Une solution de transition qui séduit surtout des ménages déjà installés patrimonialement.

 

Définition : comment fonctionne un prêt relais ?

 

Le prêt relais, aussi appelé prêt achat-revente, est un crédit de courte durée accordé généralement sur 12 à 24 mois. Son principe : permettre à un propriétaire de financer un nouvel achat immobilier avant la vente de son logement actuel.
La banque avance alors une partie de la valeur estimée du bien à vendre, le plus souvent entre 60 % et 80 %, après déduction du capital restant dû. Cela peut grimper à 90, voire 100 % lorsqu’un compromis, stade très avancé dans la vente, est déjà signé. Lorsque le logement est revendu, le produit de la vente sert à rembourser le prêt. 
Plusieurs montages existent :
•    le prêt relais « sec », lorsque le prix du nouveau bien est inférieur à celui vendu ;
•    le prêt relais adossé, combiné à un crédit immobilier classique ;
•    la formule achat-revente, qui fusionne ancien et nouveau financement dans une seule ligne de crédit.

 

Un financement en achat revente réservé aux profils solides

 

Selon les dernières données du courtier Meilleurtaux du printemps 2026, le prêt relais représente environ 6 % des dossiers de crédit immobilier. Les emprunteurs concernés affichent des profils plus aisés que la moyenne : 43 ans en moyenne, 7 100 euros de revenus mensuels et des apports plus élevés.
Les banques restent ouvertes à ce type de montage, d’autant que le Haut Conseil de stabilité financière, HCSF exclut les prêts relais du calcul strict du taux d’effort de 35 %. Un élément favorable pour les secundo-accédants.

 

Le prêt relais coûte-t-il vraiment plus cher ?

 

Contrairement aux idées reçues, vendre avant d’acheter n’est pas toujours la solution la plus économique. Entre location temporaire, double déménagement et frais annexes, l’attente peut rapidement peser sur le budget.
« Paradoxalement, plus la durée s’allonge, plus le prêt relais est une piste à envisager. Le poids du loyer à payer en attendant l’achat est tel qu’il revient plus cher qu’un relais », souligne Maxime Chipoy, directeur éditorial de Meilleurtaux.

 

Avis et risques : les précautions indispensables avant de se lancer dans un crédit relais

 

Le principal risque reste une vente plus lente que prévu. Pour sécuriser l’opération, plusieurs réflexes s’imposent :
•    faire réaliser au moins deux estimations du bien immobilier à vendre ;
•    conserver une capacité d’épargne suffisante pour absorber les mensualités transitoires.
Car le véritable enjeu du prêt relais n’est pas seulement son coût, mais la trésorerie mobilisée et la finançabilité du projet pendant la période de transition. Certaines configurations, notamment en gardant son premier prêt et sa mensualité, en plus du prêt relais, peuvent temporairement faire grimper le taux d’endettement au-delà de 50 %. Une situation toutefois permise par le HCSF et les banques, alors pourquoi s’en priver ?