Yohann Saccucci, Médicis : « Nous sommes portés par la demande en résidence principale »
Depuis Lyon, le commercialisateur Médicis Immobilier Neuf, co-fondé par Yohann Saccucci et Didier Vitet, guide ses clients du projet à la signature. Forte de 20 ans d’expérience et d’une présence nationale, avec 33 agences et 3 500 programmes, l’entreprise mise sur l’accompagnement personnalisé et la proximité avec ses acquéreurs.
- Comment se porte l’activité commerciale chez Médicis Immobilier Neuf ? Comment se passe ce début d'année ? Pouvez-vous nous dresser le profil type de vos clients, le panier moyen ?
Yohann Saccucci : « Aujourd'hui, Médicis Immobilier Neuf a 20 ans d'existence. Nous avons démarré à Lyon il y a 20 ans. Nous comptons aujourd'hui 33 agences réparties sur tout le territoire national, avec 240 collaborateurs, dont 50 au siège toujours lyonnais.
Nous travaillons avec 550 promoteurs, ce qui nous permet de présenter 3 500 programmes immobiliers à nos clients, au même tarif que le promoteur. Sur 2025, nous avons enregistré une croissance de 40 % et réalisé 3 040 réservations brutes, une année de référence pour nous. Pour 2026, nous espérons une croissance de 25 % des réservations.
Sur ces 3 040 réservations de 2025, nous avons toujours misé sur la proximité avec les clients : 85 % des ventes étaient en résidence principale, et seulement 15 % destinées aux investisseurs. Parmi ces ventes en résidence principale, 80 % concernaient des primo-accédants utilisant le PTZ, prêt à taux zéro.
Pour les deux premiers mois de 2026, nous enregistrons déjà 22 % de croissance par rapport à janvier-février 2025. Nous restons dans la continuité de 2025 et cherchons à fluidifier notre activité. »
« Nous avons beaucoup de demandes sur le marché de la résidence principale »
- Comment tirez-vous votre épingle du jeu alors que le marché du logement neuf a connu une année 2025 difficile et que ce début d'année ne semble pas beaucoup mieux ?
« Nous bénéficions d’une forte demande, notamment sur la résidence principale, le marché le moins touché par rapport à la baisse des investisseurs ces deux dernières années. Le PTZ reste un levier massif et permet aux prix moins élevés de rester attractifs pour acheter dans le neuf. Notre large offre à travers le pays nous permet d’accompagner les clients, d’affiner leurs critères et de les aider à concrétiser leur projet. Notre expertise sur la résidence principale, renforcée par la Médicis Académie qui forme nos salariés, est un atout reconnu depuis 20 ans. »
« Nous avons besoin de recruter 60 vendeurs »
- Comment sentez-vous le marché en ce début de printemps immobilier ?
« Pour tenir notre effectif et répondre à l’augmentation de la demande, nous avons besoin de recruter 60 vendeurs pour compléter nos agences, notamment en Ile-de-France. Ces recrutements sont nécessaires pour deux raisons : l’accroissement de la demande et nos projets marketing internes qui génèrent plus d’activité. Les clients restent prudents et l’accompagnement doit être plus exigeant que par le passé pour leur permettre de trouver l’appartement qui leur correspond. »
« Nous sommes sur le podium des gros commercialisateurs nationaux »
« Avant de vendre du neuf pour la résidence principale, nous étions pionniers dans la méthode de proximité avec le client. Vingt ans plus tard, nous avons évolué, nous nous qualifions sans cesse, et nous figurons désormais parmi les grands commercialisateurs nationaux.
Notre indépendance nous permet de réagir rapidement et d’ajuster nos offres selon les besoins des clients, contrairement au promoteur qui doit gérer la construction, les autorisations et le montage d’opérations, un processus qui se compte en années. »
« Le dispositif Jeanbrun a été un déclencheur pour certains investisseurs »
- Comment voyez-vous 2026, avec les élections municipales et l’arrivée du dispositif Jeanbrun ?
« Le gouvernement a permis aux primo-accédants d’acquérir un logement neuf et le dispositif Jeanbrun commence à fluidifier les décisions d’investissement. Il vise aussi à soulager la pression locative avec des loyers modérés.
Pour l’instant, nous constatons des ventes en Jeanbrun surtout en Ile-de-France, tandis que d’autres régions, notamment le Sud, sont encore en phase de démarrage. Les premiers investisseurs touchés étaient déjà en attente d’un achat : le dispositif Jeanbrun a été le déclencheur de leur décision. »
« Le Jeanbrun, un investissement plus patrimonial qu’une défiscalisation »
« Ce n’est pas exceptionnel en termes de rendement, mais il permet au client de se lancer dans un investissement plus patrimonial. Ce dispositif répond aux besoins des clients souhaitant investir sans viser uniquement la défiscalisation. »
« Les municipales ne freinent pas nos ventes »
- Avez-vous l’impression que les municipales impactent le marché ?
« Nos équipes se sentent sereines. Les municipales n’ont pas freiné l’activité. Les rendez-vous et les ventes sont là et les objectifs sont atteints. Il n’y a pas de corrélation évidente entre la décision d’achat des clients et les élections cette année. »
« Le rôle du commercialisateur, un accompagnement du début jusqu’à la fin »
- Pour conclure, quels sont les atouts de passer par un commercialisateur pour acheter un logement neuf ?
« Nous avons 20 ans de savoir-faire, une expertise sur la résidence principale et l’investissement. Nous offrons un accompagnement complet et une connaissance exhaustive de l’offre, avec 3 500 programmes disponibles. Le client peut rapidement comprendre le marché, obtenir des réponses à ses questions et être guidé de l’entrée en agence à la signature. C’est cet accompagnement transparent qui rassure et permet de concrétiser l’achat. »