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Immobilier : budget et DPE redéfinissent les intentions d'achat en 2026

Marché immobilier 2026 : budget, DPE et seuils de prix influencent désormais fortement les intentions d’achat des acquéreurs. © Shutterstock

Tags : Immobilier, achat immobilier, logement, critères


Budget, DPE et effets de seuil redessinent les intentions d’achat immobilier en 2026. L’analyse de plus de 700 000 recherches révèle un acquéreur plus rationnel, qui hiérarchise ses critères et arbitre avant tout selon sa capacité financière, au-delà même de la typologie du logement.



Une plateforme d’annonces immobilières vient de passer au crible l’évolution des intentions d’achat au premier quadrimestre 2026 à partir de 711 359 alertes de recherche. Jinka confirme dans ce baromètre 2026 une mutation profonde des critères de recherche : la rationalisation budgétaire domine désormais l’ensemble des arbitrages.

 

Budget immobilier : le critère structurant des recherches

 

Comme on pouvait s'en douter : le budget reste le critère le plus prédominant mais premier enseignement qui en découle, 46 % des intentions d’achat ne mentionnent aucune typologie de bien, signe que la contrainte financière prime sur la nature du logement. La majorité des acquéreurs se positionne entre 150 000 et 400 000 €, soit 44 % des recherches, avec un budget médian stabilisé à 300 000 €, devenu un repère central du marché.

Budget médian des acquéreurs en France : 300 000 €, un repère psychologique central qui concentre 12 % des intentions d’achat au niveau national. © DR
La maison reste néanmoins largement présente dans les préférences : 37 % des alertes contre 16 % pour l’appartement, mais son rôle évolue. Comme l’anlyse Marc Lebel, CEO de Jinka : « Croire que la maison ne fait plus rêver serait une erreur. Seulement, l’acquéreur de 2026 se doit de rationaliser au maximum ses critères afin de coller à son impératif budgétaire. »

 

Effets de seuil et visibilité des annonces immobilières

 

Le marché est également structuré par des seuils psychologiques très marqués. Six paliers (150 000, 200 000, 250 000, 300 000, 350 000 et 400 000 €) concentrent 43 % de la demande. Cette segmentation influence directement la visibilité des biens, au point de créer des écarts importants pour quelques milliers d’euros. Un bien affiché à 512 000 € perd par exemple 30 % de visibilité face à un autre affiché à 500 000 €.
Jinka précise à ce sujet : « Pour quelques milliers d’euros, que le vendeur pourrait être en mesure de concéder à la négociation, ce dernier prend le risque d’invisibiliser très fortement son bien, et ce, sans même le savoir. » En complément - Comment trouver un bon programme immobilier neuf ?

 

DPE : un critère désormais central dans la sélection

 

Autre bascule majeure, le DPE s’impose comme un filtre explicite dans 30 % des recherches. La différence entre les classes D et E devient structurante, avec une baisse moyenne de visibilité de 15 % pour les logements les moins bien notés.
« Le DPE n’est plus une donnée technique, c’est devenu un vrai indicateur de qualité pour l’acheteur. Une mauvaise lettre et le bien sort littéralement du champ de vision de la majorité des acquéreurs », souligne Marc Lebel. Parcourir également - DPE neuf vs. ancien : quels avantages ?

 

Des critères d’agrément toujours présents mais hiérarchisés


Les critères de confort restent actifs mais hiérarchisés selon les territoires. Balcon et terrasse apparaissent dans 24 % des recherches en régions contre 22 % en Ile-de-France, tandis que le jardin reste plus rural : 28 % contre 8 %. En zone francilienne, ascenseur et cave sont davantage recherchés. Explorer aussi - Les atouts d'un espace extérieur
L’ensemble dessine donc un acquéreur plus sélectif, capable de hiérarchiser ses priorités entre budget, performance énergétique et confort. « Cette montée en exigence redessine en profondeur la rencontre entre l’offre et la demande : les biens alignés sont plus visibles, partent plus vite, tandis que les autres s’enlisent », conclut Marc Lebel.