Achat immobilier neuf : quel est le vrai taux d'intérêt du moment en VEFA ?
Et si le meilleur taux immobilier du moment se trouvait dans le neuf ? Grâce au PTZ, aux financements complémentaires et autres prêts bonifiés, certains ménages réduisent fortement le coût de leur crédit et préservent leur pouvoir d'achat malgré un marché moins favorable. Voici quel taux réel obtenir en VEFA, selon CAFPI.
Alors que les taux immobiliers repartent légèrement à la hausse en 2026 et qu’il devrait continuer de grimper d’ici la fin d’année, un constat s’impose : dans le logement neuf, le taux affiché par les banques ne reflète plus toujours le coût réel du financement. Grâce à l’empilement de prêts aidés, certains acquéreurs en VEFA, Vente en l’état futur d’achèvement parviennent encore à financer leur projet à un taux global proche de ceux observés à l’époque des crédits historiquement bas.
En VEFA, le taux réel peut tomber sous les 1,2 %
Les dispositifs réservés ou favorables au neuf continuent de jouer un rôle déterminant. Entre le Prêt à taux zéro, PTZ, les prêts employeurs, les offres complémentaires proposées par certains établissements et les financements liés à la performance énergétique, le coût moyen du crédit peut être fortement réduit.
La démonstration est frappante pour un couple percevant 4 000 euros de revenus mensuels et achetant un appartement neuf de 80 m². Pour un besoin de financement de 350 000 euros sur 25 ans, la répartition du plan de financement permet de combiner 157 500 euros de PTZ, 20 000 euros de prêt complémentaire à 0 %, 30 000 euros de prêt Action Logement à 1 %, 17 500 euros de prêt « Immo Durable » à taux nul et seulement 125 000 euros de crédit bancaire classique à 3,20 %.
Résultat : le taux pondéré ressort à seulement 1,19 %, selon le courtier CAFPI. L’économie atteint 317 euros par mois sur la mensualité globale.
Simulation prêt en VEFA
Profil de l'acquéreur : couple avec 4 000 € de revenus mensuels, achat d'un appartement neuf de 80 m² en VEFA, financement sur 25 ans.
| Type de financement | Taux d'intérêt | Montant financé |
|---|---|---|
| Prêt à taux zéro (PTZ) | 0 % | 157 500 € |
| Prêt complémentaire « Booster PTZ » | 0 % | 20 000 € |
| Prêt Action Logement (1 % patronal) | 1 % | 30 000 € |
| Prêt « Immo Durable » | 0 % | 17 500 € |
| Crédit immobilier classique | 3,20 % | 125 000 € |
| Total du financement | - | 350 000 € |
| Résultat de la simulation | Valeur | |
| Taux d'intérêt pondéré global | 1,19 % | |
| Économie sur la mensualité | 317 €/mois |
Source : CAFPI, simulation 2026.
La remontée des taux de crédit immobilier ne décourage pas les acheteurs
Cette performance intervient pourtant dans un contexte moins favorable. Selon le Baromètre CAFPI 2026, les taux immobiliers ont progressé de 0,2 point en moyenne sur un an. Pour un emprunt de 200 000 euros sur 25 ans, cela représente environ 22 euros de mensualité supplémentaire.
Malgré cette hausse, les projets immobiliers résistent. D’après l’étude, 95 % des Français ne croient plus à un retour durable des taux sous les 3 % d’ici la fin de l’année. Pourtant, seuls 7 % déclarent avoir reporté leur achat. « Les Français ont intégré que l'environnement de taux bas appartient au passé. Plutôt que d'attendre un hypothétique retournement du marché, ils adaptent leurs projets et leurs critères d'achat », souligne Julien Langlade, président de CAFPI.
Les pistes pour relancer davantage l’accession dans le neuf
Pour le courtier, plusieurs évolutions réglementaires pourraient renforcer l’accès à la propriété. L’une des principales mesures consisterait à créer un PTZ familial sans condition de ressources pour les couples ayant au moins un enfant de moins de cinq ans.
Le groupe plaide également pour un assouplissement de la règle des 35 % d’endettement (soit 6 % des dossiers non finalisés depuis 2024 concernés par ce dépassement de seuil) et pour l’extension du dispositif Jeanbrun aux logements anciens et aux maisons individuelles afin de soutenir l’investissement locatif.
En attendant ces mesures complémentaires, le neuf conserve donc un avantage compétitif majeur : au-delà du prix d’achat, c’est aujourd’hui le montage financier qui permet souvent de décrocher le véritable meilleur taux du marché.