Immobilier neuf : vers la fin de la baisse des prix ?

Le mouvement de baisse des prix de l’immobilier neuf semble toucher à sa fin ! Selon les données du portail Trouver-un-logement-neuf.com, le coût moyen d’un logement neuf dans l’hexagone entame une légère remontée. Face à une offre qui se raréfie, les opportunités pour acheter au meilleur prix pourraient se faire plus rares dans les mois à venir. Décryptage.
Après plusieurs mois de recul, les prix de l’immobilier neuf amorcent une stabilisation, voire une légère hausse. Selon les données du portail Trouver-un-logement-neuf.com, spécialiste de l’habitat neuf en France, le prix moyen d’un appartement neuf de trois-pièces a progressé de + 0,28 % en six mois, atteignant 320 724 €. Une hausse modérée, mais qui marque un tournant après plusieurs trimestres de baisse. Cette tendance s’accompagne toujours d’offres commerciales proposées par les promoteurs : frais de notaire offerts par exemple, mais dans une moindre mesure qu’en 2024.
« Nous assistons à un changement de dynamique sur le marché du neuf. Après une longue période de correction des prix liée à la chute de la demande et à la montée brutale des taux d’intérêt depuis février 2022, les premiers signaux de stabilisation apparaissent. Cette évolution s’explique notamment par une offre de logements neufs de plus en plus contrainte. Si la demande se renforce, la pression sur les prix pourrait s’accentuer dans les prochains mois », décrypte Céline Coletto, porte-parole de Trouver-un-logement-neuf.com.
Début d’une phase de stabilisation des prix du neuf

D’autres villes connaissent des hausses notables, comme Lille (+ 19,40 %), Annecy (+ 10,82 %), Avrillé, dans l’agglomération d’Angers (+ 10,30 %) et Dinard (+ 9,75 %).
À l’inverse, certaines villes continuent de voir leurs prix chuter. Sur un marché de niche qu’est la montagne, la station de L'Alpe d’Huez en Isère subit la plus forte correction avec - 25,06 %, suivie de Capbreton (- 14,77 %), Villeurbanne (- 14,23 %) et Bordeaux (- 13,01 %).
Un marché sous tension avec une offre en baisse
Si la fin de la baisse des prix semble se confirmer, une autre tendance inquiète : la contraction de l’offre de logements neufs. En six mois, le nombre de villes comptant au moins cinq programmes neufs en commercialisation sur Trouver-un-logement-neuf.com est passé de 117 à seulement 94. Cette diminution pourrait accentuer la pression sur les prix, notamment avec le retour du Prêt à Taux Zéro, PTZ, sur tout le territoire dès le 1er avril 2025.
« Les promoteurs ont fortement ralenti le lancement de nouveaux projets ces derniers mois, ils ont même abandonné de nombreuses opérations. Face à des ventes en berne et des coûts de construction toujours élevés, ils ont été contraints de réduire leurs investissements fonciers et de limiter les mises en vente. Aujourd’hui, alors que le marché commence à se redynamiser, l’offre de logements neufs risque d’être insuffisante pour répondre à la demande, ce qui pourrait accélérer la hausse des prix dans certains secteurs », analyse Céline Coletto.
Une station de ski parmi les villes les plus chères
Dans le classement des villes les plus onéreuses, si Paris (898 700 €) domine toujours dans ce classement des villes les plus chères, on notera l’entrée de la station iséroise de L’Alpe d’Huez où il faut compter 750 400 € en moyenne pour acquérir un trois-pièces, suivent des villes de la région parisienne : la cité royale des Yvelines : Saint-Germain-en-Laye (612 500 €) et, au pied de la Grande Arche de la Défense : Puteaux (597 500 €). Capbreton dans les Landes reste pour la deuxième fois consécutive dans ce Top 5.
À l’inverse, les localités les plus accessibles restent Tourcoing (184 900 € le T3) qui retrouve la première position, devant Louviers (193 900 €) et Bourg-en-Bresse (195 000 €). Ces villes moyennes constituent encore des opportunités pour les acquéreurs souhaitant investir à moindre coût.
Top 5 des villes les plus chères |
Top 5 des villes les moins chères |
||||
1 |
Paris |
898 700 € |
1 |
Tourcoing (59) |
184 900 € |
2 |
L’Alpe d’Huez (38) |
750 400 € |
2 |
Louviers (27) |
193 900 € |
3 |
Saint-Germain-en-Laye (78) |
612 500 € |
3 |
Bourg-en-Bresse (01) |
195 000 € |
4 |
Puteaux (92) |
597 500 € |
4 |
Dax (40) |
208 800 € |
5 |
Anglet (64) |
471 500 € |
5 |
Béziers (34) |
219 600 € |
Prix moyen d’un trois-pièces calculé le 07/03/2025 parmi les localités ayant au moins 5 programmes neufs en commercialisation
Une opportunité à saisir avant un rebond des prix ?
Alors que la stabilisation des prix se confirme, les conditions actuelles du marché offrent une dernière fenêtre d’opportunité pour les acquéreurs. Avec un stock de logements neufs en diminution, l’entrée en vigueur d’un nouveau seuil de la réglementation environnementale RE 2020 au 1er janvier 2025 et des incertitudes sur la reprise de la production, les prix pourraient repartir durablement à la hausse dans les prochains mois.
« Les acquéreurs encore indécis doivent prendre en compte cette nouvelle donne. L’année 2024 a été marquée par des prix attractifs et de nombreuses offres commerciales. Si la tendance se poursuit vers une reprise, les conditions d’achat risquent de devenir plus contraignantes. C’est donc peut-être le bon moment pour concrétiser un projet immobilier neuf avant que la dynamique ne s’inverse », conclut Céline Coletto.
Méthodologie : une méthode de calcul en temps réel
Le prix moyen actuel de l’immobilier neuf en France a été calculé le vendredi 7 mars 2025 pour un appartement neuf de trois-pièces, selon les prix indiqués chaque jour par les annonceurs du site Trouver-un-logement-neuf.com : sur une base minimale de 5 programmes immobiliers neufs différents pour chaque localité, soit plusieurs dizaines de prix de logements neufs comparés.