Construction neuve : les permis de construire rechutent fortement en avril
Après l'embellie spectaculaire enregistrée en mars, le marché du logement neuf retrouve un rythme plus mesuré. Si les autorisations reculent brutalement en avril, les tendances observées depuis le début de l'année restent orientées à la hausse, notamment du côté des ouvertures de chantiers.
Après l'embellie spectaculaire enregistrée en mars, le marché du logement neuf retrouve un rythme plus mesuré. Si les autorisations reculent brutalement en avril, les tendances observées depuis le début de l'année restent orientées à la hausse, notamment du côté des ouvertures de chantiers.
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Le spectaculaire rebond observé en mars n'aura finalement été que de courte durée. Selon les dernières données du ministère du Logement, les autorisations de construire ont reculé de 29,5 % en avril 2026, avec 28 979 logements autorisés, effaçant presque intégralement la hausse enregistrée le mois précédent.
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Cette correction intervient après plusieurs mois de fluctuations, entre stabilité et progression modérée. Elle ne remet toutefois pas en cause la tendance observée depuis le début de l'année : sur les quatre premiers mois de 2026, le volume moyen mensuel des permis de construire reste supérieur de 8,4 % à celui de 2025.
Sur douze mois glissants, de mai 2025 à avril 2026, 384 539 logements ont été autorisés. Un niveau qui demeure néanmoins inférieur de 5,5 % à la moyenne observée avant la crise du secteur.
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Le logement collectif explique l'essentiel du repli en avril
L'évolution d'avril est principalement liée au retournement du segment collectif. Après avoir porté le rebond exceptionnel de mars, les autorisations des appartements neufs chutent de 40,4 % pour s'établir à 16 673 unités.
La baisse touche à la fois les programmes résidentiels classiques et les logements en résidence gérée. Malgré ce recul mensuel marqué, le collectif conserve une certaine solidité sur le long terme : le cumul des autorisations sur douze mois reste supérieur de 1,4 % à la moyenne des cinq dernières années.
A l'inverse, le logement individuel résiste davantage. Les permis de construire reculent de 6,3 % en avril, à 12 306 unités. Les maisons groupées enregistrent une baisse de 8,9 %, tandis que l'individuel pur cède 5 %. Explorer aussi - Permis de construire : comment monter son dossier d'instruction ?
Les mises en chantier restent mieux orientées qu'en 2025
Du côté de la production effective, le ralentissement est plus modéré. Les mises en chantier diminueraient de 10,4 % en avril, avec 27 756 logements lancés, après la forte accélération constatée en mars.
Là encore, le collectif pèse sur les résultats. Les ouvertures de chantiers de logements collectifs reculent de 17,1 %, à 17 217 unités, après leur envolée du mois précédent. Le segment individuel évolue à contre-courant avec une légère hausse de 3,2 %, portée par l'individuel groupé.
Malgré cette correction, les indicateurs de démarrage de chantiers restent nettement plus favorables qu'un an auparavant. Sur les quatre premiers mois de 2026, le niveau moyen mensuel des mises en chantier dépasse de 27,1 % celui observé en 2025.
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Une reprise encore incomplète pour la construction en France
Les chiffres d'avril illustrent la volatilité persistante du marché de la construction neuve. Si la dynamique de redressement engagée depuis plusieurs mois se confirme dans les tendances annuelles, les volumes restent éloignés des niveaux historiques.
Entre mai 2025 et avril 2026, 290 841 logements ont été mis en chantier. Il s'agit du meilleur cumul observé depuis décembre 2023, mais ce résultat demeure inférieur de 14,9 % à la moyenne des cinq dernières années, preuve que le secteur poursuit son redressement sans avoir encore retrouvé son rythme de croisière.


















