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LCA-FFB veut une politique du logement pour tout le territoire

Jacques Chanut, président FFB
De l'urbain au rural, le logement au cœur des Français, voilà le thème de la convention LCA-FFB, ouverte par Jacques Chanut, président de la FFB.

Tags : Construction, logement neuf, LCA-FFB, Grand Débat National, PTZ, zonage


La convention annuelle de LCA-FFB, Les Constructeurs et Aménageurs de la Fédération Française du Bâtiment, était l’occasion de revenir sur la politique "logement" de l’exécutif mais aussi de dresser le portrait de cette France des Gilets Jaunes, symbole de la révolte de la France pavillonnaire. Explications.

 « Étrangement absent du Grand Débat, alors que le logement est vital et même primitif », voilà comment le président nouvellement élu à la tête de LCA-FBB, le promoteur Grégory Monod, a introduit la convention annuelle des Constructeurs et Aménageurs de la Fédération Française du Bâtiment, qui se tenait ce jeudi à Paris. D'où la thématique choisie cette année : « De l'urbain au rural, le logement au cœur des Français ». Car oui, selon les intervenants de la table-ronde, le climat est anxiogène, on parle même d'erreur de casting. Dominique Seux, journaliste au journal Les Échos, évoque un « grand ratage » : si « le choc d'offre était une bonne idée, la colonne vertébrale de cette politique semble ratée pour le moment ».
Le sociologue Jean Viard parlait lui d’un « bouleversement gigantesque, une rupture que l’on ne sait pas maîtrisée ». « Jamais la société n’a changé aussi vite. Quand cette politique du logement a été pensée, les Gilets Jaunes n’avaient pas été inventés », disait-il en introduction.
Pour lui, les Gilets Jaunes, c’est la révolte de la France pavillonnaire, ces couples biactifs, avec deux voitures diesel, qui habitent en zones détendues et qui sont comme « assignés à résidence » désormais, rattrapés par la vitesse fulgurante à laquelle la métropole a métamorphosé le territoire. D’où la nécessité, d’après Jean Viard, de ne pas penser les territoires en opposition mais de créer une société horizontale, en sacralisant les terres arables, en connectant les métropoles à cette France périphérique, « en densifiant le péri-urbain à tout prix, pour que chaque Gilet Jaune puisse construire une seconde maison dans son jardin ».
Redonner de la valeur à des biens immobiliers, c’est aussi le constat réalisé par Dominique Seux des Echos. « La révolte des Gilets Jaunes est issue de beaucoup de familles monoparentales, mais aussi car beaucoup ont réalisé que leur bien immobilier n’avait plus de valeur : les enfants ne veulent pas y habiter et il n’est pas vendable »,
Constructeurs et Aménageurs FFB
Les témoins de la convention de LCA-FFB ont tous dit le sentiment de déclassement et d'assignation à résidence des habitants des zones rurales. © LCA-FFB
en raison de l’attrait de la métropole et du désaveu pour certains territoires. Tendance confirmée par Jean-François Dauré, président du Grand Angoulême, qui évoque une hausse des transactions sur son territoire mais des prix immobiliers qui restent résolument stables. Pourtant, selon lui, des territoires comme le sien offre une qualité de vie réellement recherchée avec des besoins de commerces et d’habitat rénové, quand à 100 km, Bordeaux est devenue la troisième ville où l'on passe le plus de temps dans sa voiture.

Pour un rétablissement des aides à l'accession aux effets solvabilisateur


D’où les reproches faits à l’encontre de la politique de l’exécutif, avec le recentrage des dispositifs de soutien tant à l’accession à la propriété qu’à l’investissement locatif. Ludovic Scarpari, nouveau vice-président en charge des promoteurs à LCA-FFB, donne ainsi l’exemple du classement en zone A de Lyon et Villeurbanne qui a fait flamber les prix du foncier et donc des logements neufs, empêchant ainsi les primo-accédants de s’y installer. A l’inverse, « quand nous sortons de la zone B1, nous ne sommes plus compétitifs en raison du coût de construction et du manque d’investisseurs, même s’il existe des besoins. Nous générons une surenchère avec ce zonage recentré en incitant les investisseurs à venir en zones tendues, alors qu’ils y viendraient naturellement ».
Toujours pour mieux répondre aux habitants de tout le territoire, LCA-FFB a appelé par la voix de son nouveau président à rétablir complètement l’APL Accession et le Prêt à Taux Zéro aux conditions d’avant 2018 en zone B2 et C et à le prolonger jusqu’à fin 2021, comme c’est le cas pour les zones tendues. Grégory Monod citait dans son discours de clôture que le nombre de PTZ en zones B2 et C avait déjà diminué de 47 % ; mais aussi de 20 % en zone B1 alors que les conditions y sont restées inchangées. Preuve de l’effet solvabilisateur de l’APL Accession. « Ces dispositifs ont bien un effet levier et non un effet d’aubaine »,
Grégory Monod, président LCA-FFB
Grégory Monod, nouveau président de LCA-FFB, a redit le besoin des territoires de rétablir l'APL Accession et un PTZ dans les zones détendues. © LCA-FFB
sanctionnait-il.

Un discours du ministre du Logement en vidéo


Le ministre du Logement, qui s'est décommandé au dernier moment, était pourtant dans toutes les conversations. Du moins, on a en effet beaucoup évoqué les mesures prises par l'exécutif depuis le début du quinquennat qui mettent à mal une dynamique relancée depuis 4 ans désormais.
Même s’il a confirmé, dans un discours en vidéo, son intention de réévaluer les dispositifs, et pourquoi pas de revoir le recentrage prévu du PTZ, Julien Denormandie a plutôt tenu à saluer les actions déjà engagées : Action Cœur de Ville pour rénover l’habitat dans les centres-villes, la loi Elan et ses avancées sur la préfabrication, le permis d’innover… et la réécriture complète en cours du Code de la Construction d’ici 2020… Objectif : « faire une France des projets, plutôt qu’une France des procédures ».
Une ambition à laquelle les 450 professionnels présents à la convention LCA-FFB aimerait croire, eux qui ont également beaucoup redit leur exaspération contre le mille-feuille administratif donnant de nouvelles complexifications pour les documents d’urbanisme et donc les projets immobiliers futurs. Une inquiétude d'autant plus forte que se profile une nouvelle réglementation environnementale pour 2020.
Par Céline Coletto

Passage de relais à la tête de l'exécutif de LCA-FFB


Cette convention annuelle était aussi l'occasion du passage de relais à la tête de LCA-FFB, à la présidence mais aussi au poste de délégué général. En effet, le promoteur haut-savoyard Grégory Monod, groupe Sogimm, a succédé au constructeur Patrick Vandromme, groupe Maisons France Confort, à la présidence de l'instance professionnelle aux désormais plus de 1000 adhérents, soit 1500 opérateurs sur le territoire, dont 70 % de constructeurs pour 30 % de promoteurs. Dominique Duperret, délégué général, cède également sa place à Christophe Boucaux. Un passage de relais salué par le président de la FFB, Jacques Chanut qui ouvrait les débats : « la guerre entre constructeurs, promoteurs et aménageurs n'a pas eu lieu », félicitant les équipes et souhaitant le meilleur aux nouveaux dans leurs fonctions.

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