Le logement neuf toujours dans davantage de difficultés en 2023

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Les perspectives pour le marché du neuf s’enlisent et le bout du tunnel n’est toujours pas visible, d’après les prévisions de la Fédération Française du Bâtiment, qui dressait son bilan de l’année.

logement neuf 2023
Les difficultés s'accumulent pour le logement neuf en 2023, sans signaux positifs, selon le président de la FFB, Olivier Salleron. © Shutterstock

Les perspectives pour le marché du neuf s’enlisent et le bout du tunnel n’est toujours pas visible, d’après les prévisions de la Fédération Française du Bâtiment, qui dressait son bilan de l’année.

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« Jusqu’à quand y aura-t-il encore des clients ? », s’est interrogé Olivier Salleron, président de la Fédération Française du Bâtiment, à l’occasion de son dernier point de conjoncture de l’année. En effet, les perspectives 2023 pour le logement neuf sont loin d’être bonnes, d’après la FFB.
La Fédération prévoit une cassure de l’activité du BTP en 2023, avec une chute de 9 % des mises en chantier, qui tomberaient à 360 000 logements, soit leur moyenne de long terme. La cause : le fort repli des permis de construire de - 21,3 %, consécutif à l’effondrement des ventes de 2022, tant chez les constructeurs de maisons, Cmistes de 30 % que chez les promoteurs immobiliers de 15 %.
Compte tenu des délais de transformation, la production en logement neuf s’infléchirait de 2,6 % en volume en 2023, « amorce d’une bien plus forte baisse programmée pour 2024 » prévoit la FFB.

 

Une entrée de crise pour le logement neuf


 
En effet, l’an prochain, « en dépit de l’entrée en crise du logement neuf », l’activité bâtiment s’afficherait encore en croissance, bien que très modeste à + 0,7 %. Elle profiterait surtout de carnets de commandes à bon niveau fin 2022, un peu plus de 7 mois pour l’ensemble bâtiment aujourd’hui.
L’emploi stagnerait toutefois, avec un premier semestre encore en petite hausse, mais un début d’inflexion sur le second. « Mais un autre scénario reste possible, si le gouvernement prend la mesure de la crise du logement qui s’annonce ! », espère le président Salleron, car il « ne voit pas de signaux positifs pour le logement neuf, malgré une prise de conscience jusqu’au sommet de l’Etat depuis quelques semaines ». Alors que le logement avait été le grand oublié de la campagne présidentielle, Olivier Salleron estime que la prise de conscience est là désormais pour éviter « la bombe sociale que représente le logement », selon les mots mêmes du ministre du Logement, Olivier Klein
Pour cela, les mesures réclamées par la FFB sont connues. En matière de crédit immobilier, le bâtiment demande un assouplissement des obligations du HCSF tant sur le taux d’effort que sur la durée ; une révision de la formule de calcul des taux d’usure ; une indexation des prix sur l’inflation jusqu’en bout de chaine, y compris sur les montants de prêt.

 

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Mieux indexer les aides sur l’inflation

 

A propos de l’accession à la propriété, le BTP souhaite un rétablissement d’une quotité de PTZ de 40 % dans le neuf en zones B2 et C, avec des barèmes réévalués et indexés sur l’inflation alors que rien n’a été réévalué depuis 2014. Autre proposition : la création d’un crédit d’impôt sur les annuités d’emprunt pour absorber une partie des surcoûts liés à la RE 2020. Surcoût estimé de 8 à 10 % en matière de construction de maisons individuelles, notamment en raison du mode de chauffage imposé par cette nouvelle réglementation environnementale
En matière d’investissement locatif privé, pour le court terme, la FFB demande un maintien de la loi Pinel en 2023 sous sa forme actuelle, tout en réfléchissant dès maintenant à un statut du bailleur privé, dispositif pérenne d’amortissement, pour 2024. Enfin, dans l’optique de relancer la production de logements neufs, autre piste : assouplir le ZAN, Zéro Artificialisation Nette.  
Le président Salleron l’a rappelé : « la rénovation ne suffira pas, il faut donc des décisions fortes, tant financières que psychologiques, pour débloquer le marché du neuf. Le statut économique du bailleur privé, sur lequel nous travaillions depuis quelques semaines avec des parlementaires, pourrait être une piste ». Reste que « le paquebot du logement neuf s’est arrêté, même si des mesures sont prises, il faudra du temps pour le relancer et le BTP doit s’attendre à un arrêt d’activité de plusieurs mois, voire une année », a souligné Olivier Salleron, rappelant que le travail de la FFB d’être « force de propositions réalistes » gardait tout son sens.

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